Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Zone de turbulences …
Pas vraiment une surprise. La zone de turbulences était en l’air. Voilà qu’on y est. Panique à bord. Il y a de quoi. Risque d’un atterrissage tardif. Crainte d’un atterrissage forcé. Plus grave encore, danger d’explosion en plein vol.
Le hic, c’est qu’il n’y a comme personne pour gérer cette mauvaise passe. Encore moins pour conjurer la suite .Tout se passe comme si l’équipage trouvait quelque intérêt à entretenir une zone de turbulences, pourtant récurrente, que l’on pouvait éviter.
Trêve de métaphore et retour sur la terre ferme. De la séquence de la marche réprimée des opposants à l’interdiction hier de la descente de Moïse Katumbi dans le Kongo central, on ne peut se garder de se demander à quoi joue le Pouvoir. Et quel pouvoir ? Un Exécutif à la tête duquel trône un homme qui a légitimé son combat sur les atteintes aux libertés fondamentales par les régimes précédents. Un gouvernement-au sens large- conduit par une personnalité dont le père et lui-même en partie ont souffert dans leur chair des brimades orchestrées par les détenteurs du pouvoir d’Etat. Last not but least, un régime qui n’ignore pas qu’à force de donner l’impression de » victimiser » un opposant on en fait une légende…vivante.
Etienne Tshisekedi en est le parfait exemple. Le régime Mobutu pensait l’écrabouiller. Par son acharnement sur le leader de l’UDPS-obstructions, arrestations, relégations…-, il a obtenu l’effet inverse.
Comme pour confirmer que l’histoire est un perpétuel recommencement -dixit l’athénien Thucydide – ou qu’on est en train de faire du surplace, voilà que les faucons du Pouvoir Fatshi remettent au goût du jour les méthodes décriées d’hier. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, de cible numéro un, le leader d’Ensemble pour la République risque ou pourrait- c’est selon- devenir le principal bénéficiaire de l’excès de zèle des radicaux du Régime.
Au-delà de la personne de Katumbi, c’est à se demander si les tenants de la ligne dure sont conscients des signaux qu’ils envoient au monde et donc de l’image qu’ils donnent du pays. Depuis le début de la semaine, l’actualité sur la RDC rime avec la répression de la marche du 20 mai dernier. Comme si cela ne suffisait pas, on en remet une couche avec cette interdiction de l’opposant Katumbi de se déplacer dans son propre pays …
Difficile de faire mieux pour entretenir la zone de turbulences et compromettre la perspective d’un atterrissage normal et à temps de l’avion estampillé » processus électoral « . José NAWEJ