Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Vous avez dit « opposition ya pete » ?
Fils de l’opposant suprême, Fatshi avait eu cette formule mi français, mi lingala facile : « opposition ya pete« . Une opposition molle, confidentielle, anecdotique et même désincarnée. Bref, une espèce d’opposition de témoignage. A mille lieues de l’opposition qu’ont incarnée des décennies durant l’UDPS et son icône Etienne Tshisekedi. En clair, entre cette opposition-là et l’opposition actuelle, il n’y a pas photo. C’est comme le jour et la nuit.
D’où vient alors que face à une opposition » molle« , on en arrive à l’usage disproportionné de la force ? Avait-t-on vraiment besoin de mobiliser autant de forces de l’ordre -en uniforme comme en tenue camouflée- pour contenir une opposition » molle » ? Etait-il vraiment nécessaire de barrer la route au convoi d’un opposant » mou » en partance pour le Kongo central ? Valait-il la peine de déployer moult ceintures de policiers avec camions pour sanctuariser le siège de la CENI face à des opposants… inoffensifs, des » mbwas ya kopal » (chiens inoffensifs, NDLR), diraient les Kinois?
Ces interrogations à forte saveur d’oxymore sonnent comme autant de preuves par l’absurde que, depuis le 20 mai, l’opposition rd congolaise a déchiré le certificat de » mollesse « . Elle donne de la voix, bat le pavé ou ce qui y ressemble, et fait réagir les chancelleries occidentales. Autant de hauts faits d’armes dont se prévalaient les opposants d’avant-hier et d’hier.
Une semaine a suffi pour que l’opposition dicte l’actualité rd congolaise. En langage branché, on parlerait du buzz. Pour sûr, il y aura un avant et un après 20 mai 2023.
Une fois que l’on a reconnu ce réveil d’opposants congolais, il restera le plus dur. A savoir l’unité ou l’union dans la durée et surtout l’élaboration d’une offre politique pour éviter une autre alternance sans alternative.
Il ne suffit pas d’avoir une opposition qui manifeste bruyamment matin, midi et soir sur fond d’un nihilisme systémique et systématique. Les Congolais ont fait l’expérience de ce genre d’opposition dite « radicale« . Le hic consiste à disposer d’un programme cohérent et structurant avec des hommes aptes à le mettre en œuvre. José NAWEJ