Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Vivement le deuil national !
Avec l’éruption volcanique de Nyiragongo, c’est peu de dire que la RDC est en deuil. Au fond vu de Goma capitale d’une province continuellement endeuillée, il s’agit d’un deuil dans le deuil qui tient, hélas, lieu d’écosystème local.
Un drame qui sonne comme en écho à la tragédie qui se vit et sévit dans le Grand nord. Une sinistre loi de séries qui en rajoute à l’opération mathématique la plus usitée dans la région : l’addition ou la comptabilité macabre. Une espèce de double, triple voire quadruple peine pour des populations sous la menace des laves du volcan, terriblement secouées par des tremblements de terre, contraintes d’abandonner leurs maisons lézardées et de se mettre sur les routes à la recherche d’un ailleurs sécurisant.
L’acharnement de la nature est tel que même le deuil devient errant. On pleure en fuyant la…mort annoncée. A charge aux Congolais d’autres régions d’organiser la solidarité nationale et de fixer le deuil en lieu sûr.
Si prompt à décréter le deuil national lorsque la malheur frappe un pays frère, le Pouvoir tarde à donner officiellement le « la » du deuil pour les victimes des laves du Nyiragongo. Pourtant, « charité bien ordonnée commence par soi-même« .
Trêve de procès. A bas la polémique. Période de deuil oblige. Viendra sans doute l’heure de désigner ou de démasquer le ou les « sorcier(s)« .
Va-t-on recourir aux devins pour dénicher les fameux « bandoki » qui jetteraient un mauvais sort sur l’Est du pays. Avec le risque que la liste de sorciers soit extraordinairement longue et contienne aussi des noms des étrangers. Ou pour avoir remis le pays entre les mains du Seigneur, va-t-on recourir à ce que la RDC compte de serviteurs de Dieu pour des séances d’exorcisme collectif suivi d’une catharsis à l’échelle nationale?
Plus sérieusement, la vraie sorcellerie dont nous devrions nous départir est cette gestion par à-coups à mille lieues de la nécessaire prévision et planification. Impossible, dans ces conditions, de voir venir le danger.
Comment, à ce propos, ne pas invoquer ; évoquer et convoquer la citation de l’homme politique français Emile Girardin. A savoir, « gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte« . A méditer sans modération en cette période de deuil.
José NAWEJ