Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Une éclaircie dans la grisaille
Un pied de nez à la sinistrose ambiante ? Qui s’en plaindrait ? C’est même bon pour le moral. Tel est le cas de la levée du couvre-feu. Un archétype de mesure » prête-à- porter » qui aura plus nui à des Congolais somnambules par nécessité que contribué à la lutte contre la covid-1… Car, si en Europe le couvre-feu nocturne se justifiait, sous les tropiques rd congolaises, cette recette était inappropriée.
Plus grave, elle avait même tout de ce remède qui s’avère plus dangereux que le mal qu’il est censé soigner. Abonnés contre leur gré à la débrouillardise, les Kinois sont souvent obligés de jouer le temps additionnel voire les prolongations -le fameux « nzombo le soir »– pour trouver la pitance journalière.
Dans les bas quartiers de la tentaculaire Kinshasa, il n’est pas inhabituel que le repas principal « tombe » aux heures très avancées de la nuit ! Un sacré défi que la précarité proverbiale lance à l’horaire biologique classique. Une réalité existentielle -façon survie- à valeur de contre-expertise concrète pour les cols blancs qui avaient suggéré le couvre-feu.
A contrario, la promiscuité diurne dans des bus bondés, des marchés, lors des meetings politiques…quotidiens faisait toujours florès. Si bien qu’il n’était plus nécessaire de convoquer René Descartes pour percer la rationalité sanitaire du couvre-feu nocturne.
Sans jeter le bébé avec l’eau du bain, on peut tout de même se féliciter de ce que la mesure ait ramené des inconditionnels des boîtes de nuit à la maison. Encore que… Dans la même veine, le couvre-feu a eu pour effet la diminution voire la disparition des nuisances sonores aux heures du sommeil. La ville aux mille facettes qu’est Kinshasa a gagné en salubrité… morale.
Les frères et sœurs en… » crise » apprécieront. Ça, c’est une autre histoire. José NAWEJ