Dernière minute
Société
"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les autorités sanitaires ont fait le point lundi 28 septembre sur trois épidémies. L’Institut national de santé publique (INSP) a présidé une réunion de coordination. Ebola, le choléra et la…
Étranger
L'année 2026 marque le 50e anniversaire du décès du Premier ministre Zhou Enlai. En tant qu'éminent homme d'État et diplomate de la Chine nouvelle, le Premier ministre Zhou a accordé à l'Afrique…
Nation
(Chronique de Jacques Fumunzanza)
Arbres abattus, espaces verts grignotés : la capitale congolaise voit son patrimoine végétal reculer sous la poussée du béton. Du Boulevard du 30 juin à…
Un ancien collaborateur se souvient de Charles Mombaya, plusieurs années après sa disparition
À l’occasion du 18ème anniversaire du décès de Charles Mombaya, figure emblématique de la musique chrétienne congolaise, un de ses anciens collaborateurs, David Lukezo connu sous le nom de Bob pour les intimes revient sur les précieux moments partagés avec l’artiste disparu.
Au cours d’un entretien accordé à notre rédaction, David Lukezo a confié que Charles Mombaya n’était pas seulement un chanteur, mais un guide spirituel.
«Mombaya, c’était un repère. Il a permis à plusieurs musiciens d’oser des choses nouvelles, d’introduire des instruments traditionnels dans le gospel, de s’affranchir des codes classiques», a- expliqué David Lukezo ancien collaborateur du maestro et ingénieur du son au studio Asifiwe, soulignant que cette liberté a donné naissance à une nouvelle esthétique musicale dans le paysage chrétien congolais où liberté créative, identité africaine et spiritualité ont trouvé un terrain fertile d’épanouissement.
Le chantre disparu a su créer une dynamique d’innovation à travers une musique hybride, mélangée de rythmes folk, harmonies africaines et messages spirituels. «Il nous disait souvent : soyez vous-mêmes, même quand vous chantez pour Dieu. C’est cette audace qui a marqué toute une génération», a poursuivi David Lukezo.
Il a évoqué notamment le morceau «Nzambe na ngai», repris en studio avec Aimée Dikitèle, Angèle Kombozi, les Kunda Sisters et Nana Lukezo. «Ce titre n’est jamais sorti officiellement, mais c’était un moment de grâce. Une expérimentation musicale inspirée par Mombaya», a-t-il déclaré.
Fondateur et président de l’Association des musiciens chrétiens du Congo (AMCC), Charles Mombaya a transmis à ses pairs des valeurs essentielles entre autres, le respect, la collaboration, l’excellence... «Il croyait au travail d’équipe. Avec lui, on apprenait à écouter l’autre, à grandir ensemble», a rappelé David Lukezo.
Et de conclure : «Mombaya aurait aujourd’hui encore ce message : unité, amour, travail… mais aussi Créativité».
Charles Mombaya Massani, chanteur chrétien, auteur-compositeur, arrangeur et docteur en musique, est décédé le 20 mai 2007 à Kinshasa, à l’âge de 50 ans. Il repose au cimetière de Kinkole, laissant derrière lui un héritage spirituel et musical qui continue d’influencer le gospel congolais.
Tricya MUSANSI