Dernière minute
Société
"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Gouvernement provincial de Kinshasa a lancé un vaste projet de construction de plus de 400 zones de décharge à travers la capitale congolaise, pour lutter contre l'insalubrité. Cette initiative…
Étranger
L'année 2026 marque le 50e anniversaire du décès du Premier ministre Zhou Enlai. En tant qu'éminent homme d'État et diplomate de la Chine nouvelle, le Premier ministre Zhou a accordé à l'Afrique…
Nation
Le centre de traitement d'Ebola situé dans le camp de déplacés de Kigonze, dans la ville de Bunia en Ituri, a été incendié dans la nuit du 28 septembre 2026 par des personnes non autrement…
RÉPRESSION DU SIT-IN DE LA C64, Le PPRD dénonce une "atteinte grave aux droits démocratiques"
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) hausse le ton après les violences qui ont marqué le sit-in de la Coalition 64 (C64), le vendredi 12 juin à Kinshasa. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le parti de l'ancien président Joseph Kabila condamne la répression de cette mobilisation de l'opposition, dénonce un "usage disproportionné de la force publique" et réclame l'ouverture d'une enquête indépendante afin d'établir les responsabilités.
"Le PPRD dénonce l'usage disproportionné de la force publique ainsi que les violences enregistrées lors de cette manifestation", affirme la formation politique dans un document cosigné par Lucain Kasongo et Ferdinand Kambere, secrétaires permanents adjoints du parti. Selon le PPRD, des tirs à balles réelles auraient visé des manifestants et plusieurs figures de l'opposition, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, Delly Sesanga, Ados Ndombasi et Marley Vuvu, auraient été touchées au cours des affrontements.
Le parti dit également déplorer "les incidents graves survenus au siège de l'ECiDé, où des pertes en vies humaines parmi les militants ainsi que plusieurs blessés ont été signalés". Des allégations qui surviennent alors que les circonstances exactes des violences continuent d'alimenter les controverses entre l'opposition et les autorités de la ville de Kinshasa.
Pour le PPRD, la manifestation réprimée avait pourtant été annoncée publiquement plusieurs jours auparavant et avait fait l'objet d'échanges préalables avec les autorités. La mobilisation n'avait, selon lui, qu'un seul objectif : "l'expression pacifique d'une position politique et citoyenne sur la défense de la Constitution, de la démocratie et de l'alternance au sommet de l'État".
"UNE ATTEINTE GRAVE À LA DÉMOCRATIE…"
Dans la foulée, le parti s'inquiète de l'implication présumée de groupes non habilités dans les violences enregistrées en marge de la manifestation. Il cite notamment des individus se réclamant des "Forces du progrès". Si ces faits venaient à être établis, estime le PPRD, ils constitueraient "une grave atteinte aux libertés publiques garanties par la Constitution de la République démocratique du Congo".
Au-delà des incidents, la formation politique voit dans cette répression un signal préoccupant pour l'état de la démocratie congolaise. "La répression d'une mobilisation pacifique constitue une atteinte grave à l'exercice des droits démocratiques des citoyens", soutient-elle, appelant au respect des libertés fondamentales consacrées par la Constitution.
Le PPRD rappelle également que "la Constitution n'est pas la propriété d'un individu ou d'un groupe politique, mais l'expression de la volonté souveraine du peuple congolais", estimant que sa préservation relève d'une responsabilité collective dépassant les clivages politiques.
PPRD EXIGE "L'OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE"
Face à la gravité des événements, le parti exige "l'ouverture d'une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur les violences enregistrées et d'en établir les responsabilités". Il condamne tout recours abusif à la force contre des citoyens exerçant leurs droits constitutionnels et salue "la détermination et la maturité du peuple congolais dans la défense des valeurs démocratiques".
Cette prise de position intervient dans un contexte de forte tension politique autour de la proposition de loi relative au référendum. La Coalition 64 avait appelé à un sit-in devant le Palais du peuple pour dénoncer ce qu'elle considère comme une initiative susceptible d'ouvrir la voie à une modification de la Constitution.
Pour les leaders de cette plateforme de l'opposition, le projet s'apparente à un "coup d'État constitutionnel" destiné à permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà des limites fixées par la Loi fondamentale. Ils rappellent que le chef de l'État se trouve dans son second et dernier mandat constitutionnel, dont l'échéance est prévue en 2028.
La controverse s'était également cristallisée autour du lieu de la manifestation. Alors que les autorités provinciales avaient refusé le Palais du peuple et proposé le terrain Assossa, les organisateurs avaient maintenu leur choix, considérant le siège du Parlement comme le symbole même de leur revendication contre le projet de référendum.
Cette divergence a contribué à exacerber les tensions avant que la situation ne dégénère en affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Si plusieurs blessés ont été enregistrés, le bilan des morts demeure sujet à controverse : l'opposition évoque des morts, tandis que les autorités provinciales contestent ces affirmations.
Dans son communiqué, le PPRD réaffirme enfin "son engagement en faveur de la paix, de la démocratie, du respect de la Constitution et de l'alternance politique", qu'il considère comme les piliers indispensables de la stabilité institutionnelle et de l'avenir de la République démocratique du Congo.
Jérémie ASOKO