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RDC: Les régies financières signent un record de 451 millions de USD en huit jours !
La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré, durant la période du 14 au 21 mars 2025, une somme de 1.290,2 milliards de CDF, soit environ 451 millions USD. C’est ce qu’a rapporté la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), qui propose une analyse des finances publiques, hier jeudi 27 mars.
Malgré ce montant conséquent, c’est inférieur à la prévision mensuelle de 1.985,3 milliards de CDF, ce qui représente un taux de réalisation de seulement 65,0%.
Les statistiques montrent que, durant cette période, les ressources de l’État étaient projetées à 1.985,3 milliards de CDF pour satisfaire les besoins financiers, tandis que les dépenses publiques sont estimées à 2.126,8 milliards de CDF.
La missive de la BCC met ainsi en lumière les défis auxquels l’administration financière congolaise fait face, tout en soulignant l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources.
Le plan de trésorerie prévisionnel pour mars 2025 affirme que «les recettes publiques doivent atteindre 1.985,3 milliards de CDF, en concordance avec les engagements pris dans le programme FEC en collaboration avec le FMI.»
Les données de la BCC attestent que les régies financières ont collecté un peu moins de 1.290,1 milliards de CDF, dont 630,1 milliards de CDF proviennent des impôts directs et indirects, gérés par la Direction Générale des Impôts (DGI).
Les recettes douanières et celles des accises, provenant de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), s’élèvent à 360,8 milliards de CDF. Par ailleurs, la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participations (DGRAD) a contribué avec 299,2 milliards de CDF, mettant en évidence l’efficacité des différentes régies financières tout en soulignant l’écart entre les prévisions et les réalisations.
UN DÉFICIT
Les frais de fonctionnement des ministères et institutions sont également notables, totalisant 433,6 milliards de CDF, tandis que 168,1 milliards de CDF ont été consacrés aux subventions. En revanche, les investissements en capital ont été largement en deçà des attentes, ne totalisant que 25,8 milliards de CDF face à une prévision de 110,0 milliards de CDF.
Depuis le 19 mars dernier, la balance des opérations financières de l’État révèle un déficit de trésorerie alarmant de 1.255,6 milliards de CDF. Ce déficit est le résultat de recettes publiques totalisant 5.113,7 milliards de CDF contre des dépenses ayant atteint 6.369,3 milliards de CDF. Ce déséquilibre financier soulève des questions sur la viabilité des finances publiques du pays.
Il est crucial que les autorités trouvent des solutions durables pour équilibrer les budgets et gérer les déficits, tout en respectant les engagements pris devant les bailleurs de fonds internationaux. La gestion des finances publiques pourrait nécessiter des réformes et une meilleure transparence afin d’assurer la stabilité économique à long terme du pays.
Gloire BATOMENE