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Production agricole : le Service national vise plus de 40.000 tonnes de maïs sur 10.000 hectares pour la saison 2026-2027
À Kaniama-Kasese, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a officiellement lancé la nouvelle campagne agricole du Service national, avec un objectif de plus de 40.000 tonnes de maïs, contre 36.000 tonnes lors de la saison précédente. Pour soutenir cette montée en puissance, l'institution mise sur la mécanisation des travaux agricoles et le renforcement de ses capacités de séchage, de transformation et de stockage.
Au cœur des champs de Kaniama-Kasese, le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, est lui-même aux commandes d'un tracteur pour préparer les terres. Un geste qui illustre les ambitions de la nouvelle saison agricole 2026-2027 : cultiver davantage, produire plus et mieux conserver les récoltes.
Pour cette campagne, 10.000 hectares sont destinés à la culture du maïs, avec une production attendue supérieure à 40 000 tonnes, soit une progression de plus de 11 % par rapport aux 36.000 tonnes enregistrées la saison dernière.
Mais pour atteindre cet objectif, le respect du calendrier agricole demeure déterminant. Sur le terrain, les équipes s'activent pour achever les travaux de préparation des sols et les semis avant le 5 novembre.
"Je suis en train de faire le hersage. Quand on a labouré, il faut maintenant préparer les lits de semence, pour que la terre soit bien plane et débarrassée des herbes", explique le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, qui souligne les performances des engins agricoles mobilisés.
La mécanisation constitue ainsi un levier essentiel pour accélérer les opérations. Selon le commandant du Service national, les équipements disponibles permettent de travailler en moyenne 150 hectares par jour. Sur un bloc de 680 hectares, les équipes doivent ainsi boucler rapidement le labour, le hersage et les semis.
"Les semis doivent être terminés avant le 5 novembre", insiste-t-il, rappelant que tout retard pourrait exposer les cultures à des risques phytosanitaires.
DE LA PRODUCTION À LA CONSERVATION
Au Service national, l'ambition ne s'arrête pas aux champs. Après les efforts consacrés à la production, l'enjeu consiste désormais à préserver les récoltes et à accroître les capacités de transformation.
À Kaniama-Kasese, trois nouveaux silos métalliques, commandés au Royaume-Uni, viennent renforcer les infrastructures de stockage. Un séchoir moderne est également en cours d'installation pour réduire les risques liés à l'humidité et améliorer la conservation du maïs.
Grâce à ces équipements, l'institution entend franchir une nouvelle étape dans l'industrialisation de ses activités agricoles. L'objectif est de doubler les capacités de séchage, de transformation et de stockage afin d'accompagner durablement l'augmentation de la production.
Cette évolution s'inscrit dans une transformation plus large du site, qui dispose notamment d'une minoterie, d'équipements agricoles mécanisés, d'infrastructures sanitaires et d'autres installations destinées à soutenir ses activités.
LA MÉCANISATION AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
D'une agriculture autrefois essentiellement manuelle à une exploitation davantage mécanisée, le Service national poursuit sa montée en puissance à Kaniama-Kasese. La nouvelle campagne agricole constitue un test important pour mesurer sa capacité à accroître les rendements, à maîtriser les délais et à préserver les volumes récoltés.
Avec plus de 40.000 tonnes de maïs attendues sur 10.000 hectares, l'institution affiche des objectifs en hausse. Reste désormais à les concrétiser sur le terrain, depuis les semis jusqu'au stockage, en passant par la récolte et la transformation.
Au-delà des chiffres annoncés, le défi sera de convertir cette capacité de production en disponibilités alimentaires durables, grâce à une gestion rigoureuse de toute la chaîne agricole.
Jérémie ASOKO