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PRESIDENT NATIONAL DE BUNDU DIA MAYALA, Faustin Wampuna : « Manquer la terre, c’est devenir esclave même dans son propre pays »
Le président national de Bundu dia Mayala (BDM) a profité de la célébration du 4 janvier, journée nationale dédiée aux martyrs de l’indépendance, pour mettre en lumière l’importance de la terre dans un discours prononcé à l’occasion du 66ème anniversaire de cette journée mémorable. Pour le numéro un du parti cher à feu Ne Muanda Nsemi, «les Congolais qui avaient demandé l’indépendance avaient voulu que la terre du Congo puisse réellement appartenir aux Congolais». Car ils avaient revendiqué le droit du premier occupant, c’est-à-dire la terre.
Malheureusement, déplore Faustin Wampuna Nsosani, alors que le peuple congolais célèbre cette date anniversaire, «le territoire congolais est toujours menacé par une guerre interminable d’agression soutenue par ceux qui, autrefois, avaient utilisé la stratégie de l’esclavagisme suivie de la colonisation pour nous déposséder de notre terre et nous priver de nos richesses».
Dans la foulée, le président national de BDM interpelle le gouverneur du Kongo Central sur l’épineuse question des terres de cette entité, «tantôt transformées en cimetières de luxe, tantôt des achats programmes de plusieurs hectares sous l’œil impuissant de tous ceux qui occupent une parcelle d’autorité dans cette province et qui laissent les aventuriers de tout bord venir nous arracher nos terres».
Aussi dénonce-t-il «avec véhémence tous ces prétendus chefs coutumiers bakongo véreux qui se hasardent à vendre abusivement les terres de Bakongo qui appartiennent aux clans et non à eux seuls».
VIVEMENT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE
Comme solution, il propose à l’Exécutif provincial la mise en place d’une commission parlementaire et de la société civile pour tirer au clair la situation des terres de Kasangulu, de Boko (territoire de Mbanza-Ngungu), de Songololo, de Luozi et d’ailleurs, victimes de spoliation en vue de les remettre aux ayants droit.
Le président national de BDM profite de cette occasion pour dénoncer également la marginalisation sur tous les plans de la vie sociale à l’interne des «Bakongo qui avaient payé le lourd tribut de la lutte pour l’indépendance de ce pays». Une mise à l’écart dont les Bakongo sont victimes même dans leur propre province.
En raison du système unitarisme centralisateur et dictatorial qui a plongé le peuple congolais dans une misère noire 66 ans durant, le BDM, opte pour le fédéralisme. Au passage, le président national du BDM, membre de l’Union sacrée pour la nation salue l’initiative du président Félix Tshisekedi de changer la constitution, si cela reste la solution aux problèmes du Congolais. « Mais quelle constitution voulons-nous pour ce vaste pays aux dimensions continentales ? » s’interroge le successeur de Ne Muanda Nsemi.
Ainsi pour Bundu dia Mayala, «la République démocratique du Congo doit cesser d’exister et doit devenir la République fédérale du Congo tel que souhaité par la Conférence de Luluabourg de 1964 et à la Conférence nationale souveraine de 1990».
Kléber KUNGU