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PANEL MUYAYA- FAYULU -MUSHOBEKWA : La Cenco a confirmé sa place de médiatrice incontournable en RDC
Le mythique Centre interdiocésain catholique de Kinshasa a servi de cadre dernièrement à un panel organisé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
À cette occasion, trois personnalités de sensibilités politiques différentes se sont exprimées sur le dialogue national proposé par le président Félix Antoine Tshisekedi. Il s’agit de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, Martin Fayulu de l’Opposition et Marie -Ange Mushobekwa, ancienne ministre sous l’ère Joseph Kabila.
Le premier a loué l’initiative présidentielle, estimant qu’il s’agit là d’une opportunité inédite que toute la classe politique congolaise doit s’approprier. Pour lui, c’est une occasion de cimenter la stabilité du pays et la cohésion nationale.
Martin Fayulu a stigmatisé le risque de dérive institutionnelle et défendu le respect de la Constitution.
Dans son intervention, Marie-Ange Mushobekwa a, quant à elle, plaidé pour un dialogue réellement inclusif, en appelant à l’implication des femmes et des jeunes.
En dépit de leurs divergences tout à fait compréhensibles, les trois panelistes ont mis en lumière l’incontournabilité du dialogue national.
D’ ailleurs, de tous temps, toutes les forces politiques et sociales, même les partenaires politiques de la RDC ne cessent d’appeler à la fin des hostilités dans l’est, à travers un dialogue national et inclusif. Les rebelles ne sont pas non plus opposés à la tenue du dialogue national inclusif, sinon ils n’auraient pas répondu présent aux différentes négociations tenues ci et là.
En substance, en organisant ce panel la Cenco voulait montrer que la paix et la justice ne peuvent se construire sans dialogue. C’est pourquoi, elle a offert cet espace où les divergences politiques peuvent s’exprimer dans un climat de respect mutuel.
En définitive, la plus haute instance de l’Eglise catholique en RDC vise à ce que le dialogue national inclusif devienne un véritable outil de cohésion nationale.
Pour rappel, c’est au Centre diocésain catholique de Kinshasa que les politiciens se sont accordés sur l’historique Accord de la Saint Sylvestre, le 31 décembre 2016, grâce aux bons offices de la même Cenco. Cet accord a permis de mettre fin à la crise institutionnelle née de la non organisation des élections prévues en 2016.
Muke MUKE