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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Matadi Kibala ou le miroir de la RDC
D’un drame à un autre. D’une tragédie à une autre. Dans cette dynamique morbide, des morts. Beaucoup de morts. Des vies fauchées par balles ou armes blanches dans cet Est rd congolais où l’Etat de siège ressemble de plus en plus au » Mythe de Sisyphe » d’Albert Camus. A l’instar du triste bilan où on a dénombré jusqu’à 53 morts dans la nuit de mardi 1er à mercredi 2 février. Des congolaises cueillies aux aurores par la mort au front. Celui de la débrouillardise. Des morts de plus. Ou très exactement de trop.
Même si on ne peut faire l’économie de larmes, la tragédie de Matadi-Kibala a tout d’un miroir de ce qu’est la RDC. A savoir un concentré de problèmes entassés, cumulés sans autre solution au mieux que la procrastination incantatoire et, au pire, la complicité, l’incurie et la complaisance des administrations faisandées doublées de l’autisme et de l’immobilisme de l’Etat central.
A Kinshasa le far west urbanistique toise chaque jour qui passe les autorités du pays. Que de quartiers construits sous des pylônes haute tension de la SNEL! Donc d’autres Matadi – Kibala potentiels. Que fait l’Etat pour mettre fin à cette chienlit? Pas grand-chose. A part des annonces hyper médiatisées mais non suivies d’effets.
Même la vétusté des câbles renseigne sur le degré de la déglingue généralisée dans laquelle on se complaît comme si cela relevait d’un déterminisme religieux. Ces braves dames qui vivaient sans doute dans le noir ont été fauchées par des fils transportant un courant qui leur passait dessus sans les éclairer! Et pour boucler la triste boucle, faute de véhicules appropriés d’une sécurité civile inexistante, les corps sans vie ont été acheminés à la morgue dans des bus de fortune appelés … » Esprit de mort« . C’est la totale. José NAWEJ