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L'opposition annonce une marche sur le Palais de la Nation pour réclamer le départ de Félix Tshisekedi
La C64 maintient la pression après sa dernière manifestation du 12 juin. Réunie hier mardi au siège de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) de Jean-Marc Kabund à Kinshasa, la Coalition de l'Opposition C64 a procédé à l'évaluation de sa récente marche organisée dans la capitale. À l'issue de cette rencontre, les leaders de l'opposition ont annoncé un nouveau calendrier d'actions visant à accentuer la pression sur le pouvoir en place.
Parmi les principales résolutions figurant dans ce chronogramme, une grande marche est prévue le 8 juillet prochain. Les organisateurs indiquent que celle-ci aura pour point de chute le Palais de la Nation, où ils comptent exiger la démission du Président de la République, Félix Tshisekedi, qu'ils accusent de " haute trahison".
VIOL DU SERMENT CONSTITUTIONNEL
Selon les responsables de la C64, le Président de la République aurait manqué à ses engagements constitutionnels et à son serment de garantir l'intégrité du territoire national ainsi que le respect de la Constitution. Les opposants estiment que plusieurs décisions prises par le pouvoir en place constituent des violations graves des principes fondamentaux de l'État de droit.
Dans leur déclaration, ils affirment que leur combat s'inscrit dans une démarche visant à "restaurer la démocratie" et à " défendre la souveraineté nationale ", tout en appelant la population à se mobiliser massivement pour les prochaines actions citoyennes.
La question du référendum continue également d'alimenter les tensions entre l'opposition et les institutions de la République. Bien que la proposition de loi fixant les modalités d'organisation du référendum ait été adoptée par les deux Chambres du Parlement, l'opposition reste farouchement opposée à cette initiative.
Les leaders de la C64 affirment leur détermination à poursuivre les actions populaires et politiques afin de faire obstacle à ce qu'ils considèrent comme une démarche susceptible de remettre en cause l'ordre constitutionnel actuel. Ils annoncent ainsi une série de manifestations et de mobilisations dans les semaines à venir.
Cette nouvelle marche annoncée pour le 8 juillet s'inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu, marqué par la multiplication des confrontations entre le pouvoir et l'opposition à l'approche des grands débats institutionnels qui agitent la scène politique congolaise.
César IPOKA