Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
A l’ère et à l’heure des bavures…
Autres temps, autres mœurs ! Jusque dans un passé récent, il était de saison de mettre directement sur le dos du Président Kabila tout cas de décès par balles lors des manifestations.
« Kabila a encore tué« . Cette sentence sans concession s’invitait invariablement à chaque mort d’homme. Ce jugement définitif sans principe du contradictoire ni circonstances atténuantes était repris par cœur en chœur par tous ceux qui voyaient le Président d’alors derrière chaque crépitement des balles.
Comme pour assurer le service après -vente des « hauts faits » du Rais, la kyrielle d’ONGS de défense des droits de l’homme relayait « l’info » qui passait en boucle. La messe était dite.
Depuis l’hibernation convenue d’abord et forcée ensuite de JKK, le paradigme lexical a changé. Exit « Kabila a encore tué« ! Bonjour « bavure policière et militaire » ! Aux orties le mot « massacre » ! Place aux « incidents » ! Même là où plus de cinquante compatriotes sont fauchés!
Que n’aurait-on pas entendu comme lecture du carnage de Goma si Joseph Kabila était encore au pouvoir ? On aurait sans doute assisté à un hit-parade des superlatifs sur le terreau de l’indignation.
La vérité, c’est que l’anti-kabilisme primaire qui structurait le combat de l’opposition d’hier obérait le sens de la mesure et nuisait au finish à l’image même du pays ! Imaginons si, parallélisme de forme oblige, on devait prolonger l’accusation ubuesque qui voyait le Président de la République derrière la mort par balles de chaque manifestant. Ce « retour de la manivelle » n’aurait été dans l’intérêt de personne. En tout cas, pas dans celui du pays.
Déjà, le tandem Ambongo-Nshole est en permanence l’objet de « procès en partialité » alors que le même Archevêque de Kinshasa à la suite de son prédécesseur le Cardinal Monsengwo était applaudi lorsqu’il adressait des philippiques contre le régime Kabila. De même qu’un certain pasteur Ekofo était couvert de louanges et autres dithyrambes pour avoir « tiré à bout portant » sur la nomenklatura kabiliste lors d’un culte à la cathédrale du Centenaire protestant.
Comme quoi, le temps qui change tout, change aussi nos humeurs, dixit Nicolas Boileau. José NAWEJ