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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
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Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
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Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
L’équation Kabund
Question à cinq millions de « Zaïre », billet démonétisé jadis par Etienne Tshisekedi en personne: que faire du » cas Kabund »? Car si ce n’est pas un casse-tête … kinois pour le Régime, cela y ressemble fortement. Si ce n’est pas non plus une patate chaude dans la bouche du Président, ça en a tout l’air. Jean-Marc Kabund n’était pas n’importe qui tant au sein de l’UDPS que dans le pouvoir d’Etat issu du deal FCC-CACH et surtout du renversement – hors élections – de la majorité parlementaire. Certes, suite au précédent, l’homme fait partie de l’échantillon représentatif de la caricature qui colle à la peau des nababs du régime Fatshi (enrichissement à la vitesse grand V, jouissance, procès en incompétence …). Il n’en demeure pas moins que c’est un apparatchik » repenti » ou » reconverti « , c’est selon – dont les propos contre la Fatshiphère auront valeur de flèches empoisonnées. Pour conquérir des » parts de marché « , au sein de l’opinion, le maître-nageur mué en apprenti opposant sera sans doute obligé de se poser en » plus opposant que moi, ça n’existe pas « .
Quitte à radicaliser le ton chaque jour un peu plus. Une dialectique bien connue de Zaïro-congolais dont la mémoire est pleine de séquences de dissidences politiques.
De fait, les prémices et prémisses du feuilleton Kabund ressemblent beaucoup trop au remake de moult cas de figure de barons – tous régimes confondus- passés sans transition à l’opposition…radicale. Avec ce que cela implique comme vicissitudes : Assignation à résidence expresse ou tacite, procès préfabriqués avec verdict écrit à l’avance, prison… Et un » Opposant XXL nous est né! »
Sans être des modèles de vertu, nombre d’acteurs politiques ont reçu de la sorte leur béatification et, certains, le Graal suprême, à savoir la canonisation. De 1965 à nos jours, la liste des « cas emblématiques » est trop longue pour la reproduire. Beaucoup ont eu pour unique haut fait connu le fait d’avoir dénoncé la » dictature » dont ils étaient pourtant co-architectes ou à la consolidation de laquelle ils avaient activement participé. D’autres n’ont eu pour seul mérite que d’épouser des poncifs pro peuple après avoir contribué à la paupérisation de mêmes populations. Avant-hier, hier comme aujourd’hui, on peut donc gagner ses galons d’opposant sur un coup de tête ou d’éclat en surfant sur la posture victimaire.
La faute à tous ces dirigeants qui finissent par succomber aux sirènes permanentes du pouvoir absolu. Or, celui- ci corrompt tout aussi absolument, dixit Lord Acton, historien et homme politique britannique.
La faute à tous ces courtisans qui, pour défendre leurs intérêts nombrilistes -pour l’essentiel – se veulent plus royalistes que le roi.
Au finish, c’est l’image du Pouvoir qui en sort écornée par le sacro- saint » jeu à somme nulle ». A savoir que le Régime gagne en terreur, il le perd en respectabilité et en prestige. Surtout à l’international.
Au risque de d’aller plus vite que la musique, trop tôt de tirer des conclusions sur le » cas Kabund « . Prématuré sans doute de prédire à l’ex-homme fort du Palais du peuple le même itinéraire que celui de ses nombreux devanciers.
Toujours est-il que le début de prophylaxie prise par le Pouvoir rappelle à bien des égards à la recette favorite des » régimes tropicaux » face aux dissidences internes.
De là à subodorer que les mêmes causes devraient produire les mêmes effets, il n’y a qu’un pas que certains ont déjà franchi comme par anticipation. José NAWEJ