Dernière minute
Société
La rédaction du quotidien « Forum des As » a la profonde douleur d’annoncer aux amis et connaissances le décès, hier dimanche 30 août 2026, de Madame Angèle Tshibola Kebongo, épouse de son Directeur de publication, M. Didier Kebongo Hondewa.
La rédaction présente ses sincères condoléances…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*La plateforme appelle à l’unité autour de la République
L’Alliance des acteurs attachés au peuple (PEP-AAAP), la Plateforme électorale et politique de Tony Kanku, réaffirme son soutien à…
Étranger
Le Maroc et le Sénégal entretiennent des relations denses, riches et constantes et revêtent un caractère unique en Afrique, a affirmé le ministre sénégalais de l'Intégration africaine, des…
Nation
L’annonce de la convocation d’un dialogue national par Félix Tshisekedi ne convainc pas Jean-Marc Kabund. L’opposant et président de l’Alliance pour le Changement y voit une démarche mal conçue,…
Lemba : Quand les Kulunas s’érigent en maîtres en matière d’agression et d’extorsion
Lemba, autrefois appelée commune des intellectuels, n’échappe pas au banditisme urbain qui gangrène la ville de Kinshasa. Certains quartiers de cette municipalité tels que le quartier Mandrandele, Commercial ou Masano, des habitants victimes d’actes des inciviques communément appelés »Kuluna » se sont multipliés avec les années. Selon des officiels, chaque semaine des cas d’agressions à l’arme blanche et le vol des biens sont enregistrés au niveau des sous-commissariats situés dans ces différents quartiers. Bien qu’en certains endroits les faits ne se commettent pas de façon régulière, le mal est bien là. Le sentiment d’insécurité est réel au sein de la population de ce coin de la capitale RD congolaise.
Au quartier Commercial, sur les avenues Apate, Bangamelo, Bomokandi, Bili… des habitants témoignent avoir été victime ou connaître des victimes de ces attaques. » J’habite sur l’avenue Bomokandi et je me suis fait arracher mon téléphone, il y a quelques mois au coin de mon avenue. Il était environ 19h, je rentrais après avoir raccompagné un ami et c’est juste au coin dans la pénombre, deux jeunes garçons, sortis de nulle part, m’ont forcée à leur remettre mon téléphone. Je me suis exécutée, vu que l’un d’eux tenait une manchette« , raconte Renate, jeune fille d’une vingtaine d’années.
Au niveau du terrain Bili, indique que le taux des cas d’agressions n’est pas en hausse, au niveau de ce secteur. » Il est vrai que nous enregistrons des cas d’agressions pratiquement chaque semaine. Toutefois, la situation n’est pas aussi sombre que dans d’autres communes. Certaines victimes viennent porter plainte et d’autres pas. Ce qui ne permet pas toujours d’établir des vraies statistiques. Cependant, nous intervenons parfois lorsque nous sommes appelés dans des cas de flagrance « , a renseigné l’agent de police.
Difficile de circuler au-delà de 21 heures
Du côté du camp GD, un poste de police est également installé. Les habitants se plaignent de l’insécurité qui a élu domicile dans les environs. » Il nous est difficile de rentrer dans nos domiciles au-delà de 21h. Les jeunes garçons en provenance de la commune de Ngaba, viennent faire la loi sur nos avenues. Ils ravissent téléphones, sacs, montres, argent, bref, ils vous vident les poches. Et ce, sous la menace d’une machette ou autres armes blanches. Nous ne sommes plus à l’aise dans ce genre d’environnement, bien que ce ne soit pas chaque jour que l’on se fait agresser comme ailleurs. Cependant, nous appelons les autorités à mettre fin au phénomène »Kuluna » et mettre hors d’état de nuire ces bandits. Mon fils et ma femme sont déjà tombés entre les mains de ces délinquants. Grâce à Dieu, ils n’ont pas été blessés, mais c’est traumatisant. Sous d’autres cieux, ils devraient suivre des séances avec des psychiatres. Cela a pris du temps pour ma femme pour reprendre une vie normale « , témoigne B. Charles, habitant de l’avenue Semiliki.
La plupart de ces inciviques auteurs de ces forfaits sont fichés et connus des services de la police. La population réclame la mise en place d’une opération capable de canaliser ces jeunes inciviques afin de mettre fin à cette insécurité urbaine grandissante. » Il est encore temps de gérer ces gangs armés. Sinon, nous risquons de connaître des situations semblables aux autres communes où les habitants abandonnent leurs maisons pour se réfugier ailleurs. Nous en appelons au bourgmestre de la commune de Lemba, au gouverneur de la ville de Kinshasa et au ministre de l’Intérieur et même au Président de la République à apporter des solutions pérenne face à cette situation« , a commenté un résidant du coin.
Des voix s’élèvent pour une bonne gestion de ce problème d’insécurité grandissante à travers la ville de Kinshasa. Ces »Kulunas » qui n’hésitent pas à s’attaquer aussi bien à de paisibles citoyens qu’aux agents de l’ordre de jour comme de nuit. Fyfy Solange TANGAMU