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Le PEV lance ce lundi 26 avril la campagne de vaccination dans les provinces à risques
La campagne de vaccination contre la fièvre jaune démarre, sauf imprévu ce lundi 26 avril à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Ce coup d’envoi sera concommittent dans les provinces à risques, à savoir la Tshopo, la Mongala, le Haut-Uélé, le Nord et le Sud-Ubangi.
Plus ou moins 16.000 personnes dont l’âge varie entre 9 mois et 60 ans sont attendues pour cette première étape, a précisé le directeur adjoint de PEV lors d’un entretien avec la presse.
Pour Dr Aimé Cikimola, les objectifs de cette campagne résident notamment au renforcement de l’immunité collective de la population contre la fièvre jaune, afin d’atteindre l’élimination des épidémies d’ici 2026. Cette campagne de vaccination va s’étendre dans d’autres provinces jusqu’en 2024.
La fièvre jaune est une maladie virale qui présente des symptômes comme les maux de tête, la fièvre, les nausées et les vomissements, a expliqué le numéro 2 du PEV. Selon lui, en cas de manque de prise en charge, la maladie peut se compliquer en insuffisance cardiaque ou renale ou en maladies hépatites. Ainsi, la prévention par la vaccination demeure la stratégie la plus efficace pour combattre cette maladie, a soutenu Dr Aimé Cikimola.
Contrairement à la poliomélyte, la campagne de prévention contre la fièvre jaune va se dérouler sur des sites bien identifiés, afin de rapprocher la population des lieux de vaccination où les prestataires vont accueillir les personnes pour leur donner le vaccin, a-t-il fait remarquer.
Par ailleurs, les activités vaccinales permettront de renforcer l’immunité collective de la population congolaise face à la fièvre jaune dont les épidémies réapparaissent de plus en plus dans un intervalle réduit en RDC, a précisé Dr Aimé Cikomola.
Pour la réussite de cette campagne dont le principal défi devra être sa qualité, la supervision devra être bien conduite à tous les niveaux, a relevé ce responsable du PEV. A l’en croire, cette étape est plus importante et nécessite que les équipes du niveau central se déploient à temps pour renforcer les capacités du personnel du niveau intermédiaire et opérationnel sur le plan technique.
Pour rappel, en l’espace de dix ans, le pays a connu cinq épidémies. La plus importante a été celle qui a touché Kinshasa et la province du Kongo central. Une situation qui a poussé les autorités à réagir le plus vite possible en organisant une campagne massive de vaccination à Kinshasa.
Mathy Musau