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L’APROMEN encourage les femmes à l’éducation du numérique
Pour avoir des femmes capables et compétitives au XXIème siècle, l’Association pour la promotion de la Métrologie et la Normalisation (APROMEN) encourage les femmes à l’éducation du numérique. Elle estime que le digital constitue un outil par excellence d’accès rapide à la connaissance et à la participation efficace aux activités normatives à tous les niveaux.
L’Association pour la promotion de la Métrologie et la Normalisation, par le biais de son président Bertin Ntumba Bululu, salue de vive voix le thème ciblé pour la célébration de la journée du 8 mars 2023 qui se focalise sur le digital à savoir : « Pour un monde digital inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes« . Ce thème met en évidence la nécessité de technologies inclusives et transformatrices et d’une éducation numérique pour faciliter l’autonomisation des femmes et des filles.
Pour cette association qui fait de la formation sur les fondamentaux de la Normalisation et de la Métrologie son cheval de bataille, les femmes devraient s’adonner à l’apprentissage du numérique car avec cet outil on peut accèder rapidement à la connaissance et à la participation efficace aux activités normatives à tous les niveaux.
Dans le cadre de son combat pour les droits des femmes, l’APROMEN a crée une branche spécialisée dénommée : » la Dynamique Femmes et Normalisation (DYFNOR) « . Cette branche féminine de l’APROMEN a pour mission de mobiliser les femmes dans leurs aptitudes spécifiques à la pratique de la Métrologie et la Normalisation comme outils d’appui à l’amélioration des conditions de vie au quotidien d’une part. Et d’autre part à l’innovation, la qualité, la compétitivité en vue de la pérennisation de leurs entreprises.
Sa raison d’être se justifie par le fait que les congolaises sont la principale catégorie de consommateurs victimes de la mauvaise qualité des services de base. Il s’agit notamment des services tels que la distribution de l’énergie et de l’eau. Il en est de même de l’approvisionnement en denrées de consommation courante de qualité douteuse à cause de la pratique incohérente des activités de normalisation et de métrologie en RD Congo.
Les femmes doivent savoir que les activités de la normalisation et de la métrologie contribuent à la protection des consommateurs.
Les femmes sont également les principales actrices du commerce informel et initiatrices des PME. Elles sont en majorité ignorantes des avantages qu’offre la pratique correcte de la normalisation et la métrologie dans leurs affaires et des exigences normatives d’intégration économique nationale, régionale et internationale.
Elles doivent savoir que la non prise en compte des principes de normalisation et de métrologie constitue un risque de faillite dans le contexte de Libre Echange et ne permet pas de saisir favorablement des opportunités d’affaires telles que l’AGOA avec les USA.
Selon le rapport Gros plan sur l’égalité des sexes 2022 d’ONU Femmes, l’exclusion des femmes du monde numérique a réduit de 1.000 milliards de dollars le produit intérieur brut des pays à revenu faible et intermédiaire au cours de la dernière décennie, une perte qui atteindra 1.500 milliards de dollars d’ici 2025 si rien n’est fait. Pour inverser cette tendance, il faudra s’attaquer au problème de la violence en ligne, dont une étude portant sur 51 pays a révélé que 38 pour cent des femmes avaient personnellement été victimes.
Une approche soucieuse de l’égalité des sexes en matière d’innovation, de technologies et d’éducation numériques peut sensibiliser davantage les femmes et les filles à leurs droits et à leur engagement civique. Dina BUHAKE