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L’affaire Beya éclipse la fin du mandat de Fatshi
* L’audition à l’ANR du spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité a relégué au second plan, le passage de témoin à Macky Sall.
La plaque tournante de la présidence de l’Union africaine revient au Sénégal. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a passé le témoin, samedi 5 février, à son successeur, Macky Sall, le nouveau président de l’organisation pour 2022, lors du sommet tenu dans la capitale éthiopienne.
Au moment où le monde braque ses regards sur Addis-Abeba où Fatshi passe le relais à son homologue sénégalais Macky Sall, appelé à présider l’Union africaine, à Kinshasa, l’opinion publique est captivée par une autre affaire qui éclabousse la Présidence de la république … en interne : l’audition de François Beya. « Le Monsieur sécurité » du Président Tshisekedi est interpellé par l’Agence nationale des renseignements (ANR). Du coup, » l’affaire Beya » éclipse totalement le mandat de la présidence de l’Union africaine de Fatshi, malgré de nombreuses réalisations que l’histoire mettra à son actif.
Pour nombre de Congolais, l’ordre d’arrêter Beya serait venu de très haut, compte tenu du statut de « l’incriminé ». L’affaire semble prise très au sérieux, au point que le chef de l’Etat congolais a dû interrompre son séjour dans la capitale éthiopienne pour vite regagner Kinshasa dans la nuit du samedi à dimanche.
Selon des sources sécuritaires, François Beya avait été conduit dans les locaux de l’ANR, par des éléments de la Police militaire et quelques responsables de l’agence des renseignements, qui l’ont « cueilli » à son domicile.
Un des hommes-clés du dispositif sécuritaire du Président Tshisekedi, François Beya, d’après des sources, serait impliqué dans des dossiers politiques, sécuritaires et miniers. Bluff ou réalité ? Les mêmes sources évoquent une conspiration contre le Chef de l’Etat… un peu comme ce qui paraît être à la mode ce temps-ci dans certains Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Autopsie des coups d’Etat, il en a effectivement été question à Addis-Abeba le samedi 5 février. Mais pour le président sortant de l’UA, son successeur a préféré attirer davantage l’attention de l’assistance sur « son engagement dans la lutte contre la violence faite aux femmes et à la jeune fille » ainsi que sur « la promotion de la masculinité positive ». Le Président Tshisekedi s’est vu ainsi décerné le titre de « champion de l’UA contre les violences faites aux femmes « , se contente d’annoncer une dépêche de la presse présidentielle.
Composée de 55 Etats membres, l’Union africaine a pour rôle de promouvoir la paix, la démocratie et le développement économique sur le continent. Entre la vague de coups d’Etat en Afrique de l’Ouest, la crise de confiance dans les institutions régionales ou encore la pandémie de Covid-19, le dossier ne manque pas pour le successeur de Fatshi à la tête de l’UA. Didier KEBONGO