Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Au total, vingt trois 23 journalistes de Kinshasa, ont été renforcé en capacités pour produire une information «rigoureuse» sur les droits humains et à mieux représenter les femmes et…
Justifiant la levée du moratoire sur la peine de mort en RDC, Patrick Muyaya : «Nous n’avons pas d’autre choix en face de la traitrise… »
*Cette trahison, explique le porte-parole du Gouvernement, « est constatée de manière régulière lorsqu’il faut monter et faire des opérations contre l’ennemi ».
Le Gouvernement ne pouvait rester sans voix face aux nombreuses réactions suscitées, et qui continuent de tomber, à la suite de la décision de lever le moratoire sur la peine de mort en RD Congo. Tout en comprenant les réactions des uns et des autres, le ministre de la Communication et Médias, et Porte-parole du Gouvernement a fait savoir que le pays n’avait pas de choix face aux actes de traitrise répétés alors que des stratégies sont montées pour vaincre l’ennemi. Cette décision, prise avec l’accord du Président de la République, bénéficiera d’un encadrement spécifique pour ne pas tomber dans l’arbitraire. Une note circulaire de la ministre d’Etat en charge de la Justice fixe les infractions ou les comportements répréhensibles. Patrick Muyaya s’est exprimé sur cette question lors d’un briefing presse consacré aux missions de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la RD Congo et les partenaires (APCSC), organisé hier mardi 19 mars.
«Ce n’est pas de gaité de cœur que le Gouvernement a pris cette décision. A ce propos, nous comprenons leurs réactions mais nous nous sommes dans un contexte précis. Nous voulons arrêter des morts, des Congolais que nous comptons par millions. Et si pour arrêter le nombre de morts congolais par millions, il faut passer par la restauration de la peine de mort pour ceux qui le méritent, nous n’avons pas de choix. Nous n’avons pas d’autre choix en face de la traitrise qui est constatée de manière régulière lorsqu’il faut monter et faire des opérations contre l’ennemi, nous sommes au gouvernement, nous devons nous assumer et cette décision a été prise pour des besoins spécifiques», explique le ministre Muyaya.
Le porte-parole du Gouvernement souligne que la décision de lever le moratoire sur l’exécution de la peine de mort en République démocratique du Congo a été prise pour des besoins spécifiques. «Ma collègue de la Justice a pris une note circulaire qui fixe les infractions ou les comportements qui sont constatés. Il y aura un processus d’encadrement particulier qui se fera. Ce ne serait pas à la tête du client, parce qu’il y aura des faits suffisamment documentés qui permettront d’arriver à cette conclusion. On comprend ceux qui réagissent mais nous savons tous qui est le plus grand tueur dans l’Est, on ne le cite pas, on pense au contraire qu’il faut continuer à travailler avec lui. Tout ça relève de l’injustice mais nous, nous prenons des mesures en interne pour répondre à cette situation», a déclaré Patrick Muyaya. Didier KEBONGO