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Gare à l’exploitation politicienne du cas Chérubin Okende
Depuis l’assassinat ou le meurtre de Chérubin Okende – c’est selon car il appartient à la justice de déterminer comment l’ex-ministre des Transports et Voie de communication est mort – beaucoup de choses se sont dites et continuent à se raconter à ce sujet. Au point où plusieurs personnes se sont autoproclamées enquêteurs ou autres expertes en ceci ou en cela.
La mort du porte-parole d’Ensemble pour la République a suscité un tel élan de compassion, de tristesse et solidarité qu’il n’existe aucun doute que cette disparition tragique a été ressentie comme un choc aussi bien par nombre de Congolais que par plusieurs étrangers qui ont connu ce député national, tant par les membres de sa famille politique que par les membres d’autres partis politiques.
On comprend donc la peine et la douleur qui sont celles des proches de Chérubin Okende Senga, c’est-à-dire de ses familles biologique et politique, au vu de la manière dont il est passé de vie à trépas.
NECESSITE DE MENER DES ENQUETES INDEPENDANTES
On comprend également, par conséquent, la nécessité de mener des enquêtes indépendantes pour élucider le mystère de ce meurtre ou assassinat et rétablir ainsi les responsabilités. Ce qui a été d’ailleurs le vœu de bien des compatriotes émus par cette disparition, à commencer par lui-même le premier des Congolais et magistrat suprême qui a sollicité l’aide des pays étrangers dans cette l’enquête que son pays entend mener.
Cependant, que l’on se garde d’utiliser cet événement malheureux et tragique pour discréditer la Cour constitutionnelle et bloquer le processus électoral en cours. Un processus électoral dont le train a déjà quitté la gare et, à quelque cinq mois des élections générales, a pris la vitesse de croisière annonciatrice d’une arrivée assurée.
Ce qui, selon un analyste avisé, semble être la stratégie d’une certaine Opposition.
Le train piloté par Denis Kadima se dirige inéluctablement vers la tenue des élections.
Que l’on s’agite tel que les uns et les autres de tous bords le font est compréhensible dès lors que cela procède de la volonté de chercher la vérité sur la mort d’un compatriote, du reste, père de famille. Mais que l’on fasse tout ce remue-ménage tout simplement pour faire de ce deuil national un fonds commerce veut seulement dire qu’on crache sur la mémoire de cet homme politique pour lequel bien des Congolais sont unanimes sur son intelligence. Kléber KUNGU