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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Feuille de route de Luanda: une mort-née ?
Question sans honoraires à tous les gynécologues-obstétriciens de la région d’Afrique centrale et des Grands lacs à propos de la feuille de route de Luanda. Peut-on parler d’une fausse couche, d’une mort-née ou d’une prématurée dont le pronostic vital est engagé? Ont-ils tort ceux qui entonnent déjà le requiem pour le « bébé » dont le parrain est le président angolais ? Sont-ils exagérément pessimistes ceux qui imaginent déjà la dernière pelletée de terre sur le cercueil de la feuille de route de Luanda ?
En attendant des réponses à cette pluie de questions, force est de constater qu’aucun terme du chronogramme établi dans la capitale angolaise le 23 novembre dernier n’est respecté. Pas l’once de cessation des hostilités. Pas le moindre début de retrait du M23 des zones occupées au plus tard le 27 du même mois. Prévu pour le 2 décembre, le retour des populations déplacées n’est toujours pas à l’ordre du jour. En un mot, pour paraphraser le légendaire Général Janssens, avant la feuille de route de Luanda égale après la feuille de route.
Qui plus est, sans succomber à la hiérarchie victimaire, il y a eu même le massacre de Kishishe où l’on dénombre plus de 250 tués ! De Kigali, capitale de toutes les rébellions business à dominante rwandophone tutsi, on attend jusqu’ici vainement la fin du soutien au M23. A la place, ce sont des salves d’échanges d’amabilités entre le Président Kagamé et son ex-frère de la RDC.
Ce ne sont pas de simples exhortations des alliés occidentaux du pouvoir rwandais qui inverseraient la tendance. Blanchi sous le harnais du rapport de force, le Général Kagamé n’est pas homme à plier devant des pressions aux allures incantatoires. Comme Staline qui ironisait sur « le Pape combien de divisions ? « , l’homme fort de Kigali ne changera le fusil d’épaule que s’il y est contraint par la force de vraies sanctions économiques ou des armes.
Vue de la RDC, pour importante qu’elle soit la solution diplomatique ne pourrait – voire saurait- être efficace que si elle venait en appoint à la logique militaire.
Autrement, la phrase du « Chancelier de fer » Bismarck résonnera invariablement dans les oreilles des Congolais. « La diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments« . José NAWEJ