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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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Et si on généralisait le tirage au sort?
En un tour de main, l’ère Kaluba a vécu! Vite fait. C’est la magie du tirage au sort. Gain de temps, d’énergie et surtout des économies assurées pour le Trésor public!
Du coup, une idée à priori loufoque, mais à la réflexion pratique à défaut d’être géniale : et si on généralisait le tirage au sort dans la désignation du personnel politique dirigeant à tous les étages ?
Le pays gagnerait en temps. Le marathon électoral prend beaucoup de temps. Une année pratiquement. Opérations pré et post électorales comprises.
Le processus électoral accapare littéralement beaucoup d’énergies. Pauvre ou bienheureux – c’est selon- Denis Kadima sait de quoi on il retourne.
Les scrutins charrient quantité de contestations, de contentieux et de conflits à n’en point finir! De la base au sommet, tout le monde s’autoproclame élu. Personne ne reconnaît sa défaite.
Enfin, les élections coûtent les yeux de la tête. Des centaines de millions de dollars tous les cinq ans.
Pour un pays où les urgences et les priorités se toisent journellement matin, midi et soir, il y a de quoi s’interroger. Mieux de quoi réfléchir. D’autant qu’après trois cycles électoraux, le retour à l’investissement demeure sinon nul, à tout le moins confidentiel. Le dividende électoral demeurant de l’ordre de l’Arlésienne.
Pis, les heureux bénéficiaires restent les mêmes. A savoir les élus et leurs dépendants et…dépendantes. Ils s’installent et installent. Ils prennent l’ascenseur social là où l’escalier réservé au plus grand nombre a été détruit!
Alors, on adopte le tirage au sort? Pas besoin de référendum pour répondre à la question. Pas la peine non plus d’un sondage grandeur nature. Un tirage au sort et on est fixé. José NAWEJ depuis Marrakech.