Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
D’un « don » à une promesse tenue
Aux orties « don » du Président de la république. Exit le portrait de « Fatshi béton« . Et voilà un couac de plus évité de justesse. Une énième polémique qui aurait pu noyer le geste à priori à haute portée sociale posée, par le Gouvernement en faveur des étudiants.
Ces bus que les propagandistes de la Fatshisphère voulaient présenter comme un « don » du chef de l’Etat. Ces bus sur lesquels les griots du Régime avaient même collé les photos du Président.
La nuit a sans doute porté conseil. Ce double avatar du culte de la personnalité n’a pas résisté aux conseils de ceux qui aiment le chef de l’Etat, bien plus que les flatteurs qui, foi du fabuliste Jean de La Fontaine, vivent aux dépens de ceux qui les écoutent. Cette fois-ci, Félix- Antoine Tshisekedi n’a pas mordu à l’hameçon. Tout à son honneur. Pourvu qu’il en soit désormais ainsi.
Car, à quoi aurait servi pour l’UDPS de brandir systématiquement les « 37 ans » de lutte pour l’avènement de la démocratie et de son corollaire l’Etat de droit, si c’est pour dupliquer les pratiques que l’on proclamait combattre. Or, des pans importants des mœurs politiques datant des années Mobutu ont encore cours…légal dans la RDC post- mariage FCC-CACH! Débauchage, enrichissement sans cause, répression des manifestations publiques comme celle d’hier à Lubumbashi, politique de don… Jusqu’au culte de la personnalité.
La séquence plutôt réussie des bus ne devant pas effacer la propension au don et autres libéralités, synonymes de négation de bonne gouvernance. On ne gère pas un pays à coup et à coût de dons. Là où prolifèrent les étrennes des gouvernants, il n’y a pas État qui vive. Très mauvais signe.
Le Président de la république et le Gouvernement posent des actes dans le cadre de la Constitution. C’est avec de l’argent public inscrit au budget de l’Etat, qu’ils tiennent leurs engagements sur le front du social. Or, le don renvoie à des libéralités. Où nos dirigeants trouveraient- ils des ressources pour résoudre à titre individuel les problèmes que l’Etat n’arrive pas à régler ?
Ce régime de don sur fond de culte de personnalité est un variant terriblement destructeur de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Les Zaïro- congolais savent où il les amenés. L’UDPS aurait dû être logiquement la première formation politique à enterrer cette pratique. A moins que l’idéologie – au sens kinois du terme- selon laquelle « cette fois-ci, c’est notre tour« – soit la chose la mieux partagée et se transmette de régime en régime.
Auquel cas, il ne resterait plus qu’à emprunter au romancier Alphonse Karr le titre de son opus culte: « Plus ça change, plus c’est la même chose« . Ou à remettre au goût du jour Ya Mungul- inénarrable gouverneur des Bana Kin dans les années 90- avec son « mutuka ezali kaka moko. Ba changer kaka chauffeur« . En français : « C’est le même véhicule qui est conduit par un autre chauffeur« . Excessif? José NAWEJ