Dernière minute
Société
La rédaction du quotidien « Forum des As » a la profonde douleur d’annoncer aux amis et connaissances le décès, hier dimanche 30 août 2026, de Madame Angèle Tshibola Kebongo, épouse de son Directeur de publication, M. Didier Kebongo Hondewa.
La rédaction présente ses sincères condoléances…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*La plateforme appelle à l’unité autour de la République
L’Alliance des acteurs attachés au peuple (PEP-AAAP), la Plateforme électorale et politique de Tony Kanku, réaffirme son soutien à…
Étranger
Le Maroc et le Sénégal entretiennent des relations denses, riches et constantes et revêtent un caractère unique en Afrique, a affirmé le ministre sénégalais de l'Intégration africaine, des…
Nation
L’annonce de la convocation d’un dialogue national par Félix Tshisekedi ne convainc pas Jean-Marc Kabund. L’opposant et président de l’Alliance pour le Changement y voit une démarche mal conçue,…
Dialogue national : Kabund dynamite l’initiative de Tshisekedi en dénonçant un « monologue »
L’annonce de la convocation d’un dialogue national par Félix Tshisekedi ne convainc pas Jean-Marc Kabund. L’opposant et président de l’Alliance pour le Changement y voit une démarche mal conçue, susceptible de se transformer en « monologue » politique plutôt qu’en véritable espace de sortie de crise.
Intervenant le vendredi 28 août dans un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, J.-M. Kabund a toutefois reconnu que le dialogue était devenu « un impératif », compte tenu de la crise sécuritaire, humanitaire et politique qui secoue le pays.
Mais il reproche au chef de l’État d’avoir tardé à reconnaître cette nécessité et estime que son initiative intervient surtout sous la pression de l’opposition, de la population et de certains partenaires régionaux.
FELIX NE PEUT PAS ÊTRE JUGE ET PARTIE
Pour Kabund, le principal problème réside dans la méthode. « Tshisekedi étant une partie au problème, pour ne pas dire une grande partie au problème, il ne peut pas être juge et partie », soutient-il. L’opposant réclame ainsi un cadre neutre et une médiation indépendante pour garantir la crédibilité des discussions.
L’ancien cadre de l’UDPS rejette également l’idée d’impliquer davantage le peuple à travers de nouvelles consultations. Selon lui, les Congolais ont déjà exprimé leurs attentes lors des élections de 2023 et celles-ci sont parfaitement connues : la paix, la justice, la bonne gouvernance, l’eau, l’électricité et des services sociaux de base.
Il conteste, par ailleurs, le diagnostic présidentiel sur les précédents dialogues. Le partage du pouvoir, estime-t-il, n’est pas leur objectif, mais peut constituer une conséquence permettant de garantir l’application des accords conclus.
Le ton monte lorsque Kabund évoque la nature du processus annoncé. Il craint que l’initiative présidentielle ne reproduise les schémas des consultations passées et ne serve à prolonger l’impasse politique.
« Ce que Tshisekedi a annoncé hier n’est pas un dialogue », tranche-t-il, redoutant une rencontre dominée par la majorité présidentielle.
Pour Kabund, la question n’est donc pas de savoir s’il faut dialoguer, mais dans quelles conditions, avec quelle médiation et pour de quels objectifs. Un préalable, à ses yeux, pour que le dialogue puisse réellement contribuer restaurer la paix, asseoir la cohésion nationale et permettre un règlement de la crise congolaise.
Jérémie ASOKO