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Des scènes de joie observées dans les QG de l’UNC à travers le pays
La nouvelle de la liberté provisoire de Vital Kamerhe a eu l’effet d’un but marqué durant le temps additionnel dans un match à fort enjeu. Des militants de son parti politique, «Union pour la Nation Congolaise» (UNC), font la fête depuis lors. Des scènes de liesse ont été observées dans les permanences de ce parti politique dans différents coins du pays.
Les militants et cadres de l’UNC, en commençant par le secrétaire général Billy Kambale, sont fous de joie. Il a fallu quelques minutes pour qu’ils prennent d’assaut le siège de leurs partis politiques. Sur les artères de Kinshasa, des motocycles arborant les drapeaux de l’UNC faisaient des tours aux environs du siège national de ce parti politique situé dans la commune de Barumbu.
Klaxons, cris de joie, coups de sifflet, danses, c’est sous cette ambiance que les militants de l’UNC ont célébré la décision de la Cour de cassation accordant la liberté provisoire à celui qu’ils appellent affectueusement le « pacificateur« .
La même effervescence a été perceptible jusqu’à la journée d’hier dans plusieurs villes de la RDC. De Goma, à Walikale, en passant par, Bukavu, Lubumbashi, Kalemie et Idiofa, le constat était le même. Les membres du parti rouge et blanc sont soulagés.
Mention spéciale à la terre natale de VK,Walungu. Les militants de l’UNC ont célébré cette libération provisoire jusqu’au petit matin. Pour eux, cette liberté que vient de recouvrer Vital Kamerhe confirme la thèse selon laquelle ce dernier avait fait l’objet d’un procès politique.
Ils disent attendre Vital Kamerhe se relancer rapidement sur le front politique afin de mettre son intelligence au service de la résolution de nombreux problèmes auxquels la RDC est actuellement confrontée.
Comment cet as de la politique congolaise va-t-il se mouvoir dans cette marrée politique qui devient de plus en plus agitée ? Quel sera l’avenir de différents accords, notamment celui de Nairobi ? Vital Kamerhe va-t-il reprendre ses activités politiques directement ou voudra-t-il un temps de répit pour se restaurer ? Autant de questions qui, dans un avenir proche, devront trouver des réponses.
La libération de Vital Kamerhe avait aussi cristallisé les échanges entre internautes sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnalités ont salué cette libération provisoire accordée à Vital Kamerhe. Sur Twitter, des personnalités ont estimé que la vérité commence à avoir raison sur «le montage judiciaire» dont Vital Kamerhe aurait été victime.
La Cour de cassation a accordé la liberté provisoire à Vital Kamerhe, le lundi 6 décembre dernier. Selon la cellule de communication de cette juridiction qui a annoncé cette nouvelle, les juges se sont basés sur l’état de santé de Kamerhe qui, souligne-t-elle, est très critique. VK devrait donc être remis en liberté pour prendre des soins appropriés.
Ex-directeur de cabinet du président Félix-Antoine Tshisekedi, Vital Kamerhe a été condamné, le 20 juin 2020, à une peine principale de 20 ans de travaux forcés au terme d’un procès anti-corruption au Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe.
Arrêté le 8 avril 2020, Kamerhe a été déclaré coupable du «détournement de deniers publics portant sur le montant de 48.831 millions de dollars» avec son principal co-accusé, l’entrepreneur libanais Jammal Samih, 79 ans. Les juges ont prononcé d’autres peines contre lui pour d’autres délits.
Après un appel interjeté à la Cour d’appel, les juges ont réduit cette peine à 13 ans des travaux forcés. Insatisfait et se considérant comme innocent, Vital Kamerhe avait décidé de se pourvoir en cassation. C’est là qu’il a sollicité et obtenu après moult tentatives de la justice congolaise une liberté provisoire. Orly-Darel NGIAMBUKULU