Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Dame la pluie , ce baromètre à large spectre …
Il y a belle lurette que le proverbe « après la pluie vient le beau temps » a péri à Kinshasa dans des inondations consécutives à une pluie diluvienne qui emporta tout sur son passage. Il est toute une génération de Congolais à n’avoir même pas la moindre souvenance de cette sagesse populaire. C’est dire.
Depuis, un autre dicton a poussé sur la terre très fertile de la capitale rd congolaise et sa validité ne se dément guère : » après la pluie, c’est la catastrophe « .
Sans remonter au…déluge, la pluie d’hier a une fois de plus mis Kinshasa sens dessus dessous. Comme à chaque flotte, les principales artères de la capitale se sont transformées en autant de « fleuves » et les rares véhicules « téméraires » en engins amphibies. On aurait dit des vedettes ou des hors-bord qui assurent la traversée Kinshasa-Brazzaville !
Il va sans dire que la très bruyante et bouillante mégapole rd congolaise a été contrainte au service minimum. Et même carrément à un arrêt total d’activités dans beaucoup de secteurs. Abonnés à la battue quotidienne pour la survie, nombre de Kinois n’ont eu que leurs yeux pour pleurer en assistant à la furie des eaux de pluie qui a rendu quasi impossible la nécessaire circulation.
Dans un pays où l’inflation de discours d’autosatisfaction bat son plein et où les promesses frôlent l’overdose, la pluie fait office de jauge et de miroir de la gouvernance réelle. Un baromètre naturel qu’aucun élément ne saurait corrompre. Un sondage grandeur nature que tout Congolais peut lire et comprendre sans la moindre peine.
Last but not least, une réponse froide et sans appel à tous ces professionnels du dithyrambe qui récitent à longueur de journée le » tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes « .
Héraut et héros de cette citation découlant de sa philosophie de l’optimisme, le penseur allemand Leibniz se retournerait mille fois dans sa tombe au vu de l’état très » mboka elengi » de Kinshasa.
Alors, à quelque chose malheur est bon, dit-on. Si la pluie prive le Kinois de la possibilité de négocier sa pitance journalière, elle permet tout de même de jauger le niveau de la gouvernance. A la prochaine averse. José NAWEJ