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Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
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CENI en mode Ponce Pilate…
Pas l’once d’un coup de théâtre à la publication de la liste provisoire des prétendants au top job. Tous les 24 candidats président de la République ont sauté le premier obstacle. Si bien que d’un point de vue journalistique on est dans un cas de figure où le train est parti ou est arrivé à l’heure. Il n’y a donc rien à se mettre sous la dent.
Redoutée à tort ou à raison par certains, la machine à broyer les candidats n’est pas entrée en action. Précédée par un procès – d’intention?- en partialité, la CENI ne sera pas l’institution par laquelle le bras de fer est arrivé. Du moins à ce stade. La centrale électorale semble avoir fait le Ponce Pilate. Avec ce verdict façon » tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », le pays vient de faire l’économie d’une crise de plus. Voire de trop.
La balle est présentement dans le camp de la Cour constitutionnelle.
Pour le coup, il ne serait pas exagéré de parler d’une patate chaude dans les mains ou dans la bouche des juges constitutionnels.
Après avoir poussé un ouf de soulagement, le pays retient à nouveau son souffle. Que va donner la der des der en matière de délibération ?
Sans prêter le flanc au procès en stigmatisation ou en victimisation – c’est selon -, les initiés aux arcanes de la politique rd congolaise savent à l’avance les candidats sur lesquels plane potentiellement la menace d’une fatwa de la Haute cour. Du coup, l’enjeu de l’ultime saut d’obstacles est justement à ce niveau. Sans le dire à haute voix, le Congolais lambda s’interroge à voix basse: Est-ce que le » postulant- événement » passera à travers le tamis de la Cour constitutionnelle ? Est- ce que le coup de tonnerre ou même le coup de Trafalgar que certains pressentaient est dans le pipeline? Trêve d’interrogations.
Reste que dans ce pays où l’histoire a coutume de bégayer lorsqu’elle ne se répète pas, la sentence de la Haute cour sera déterminante pour la suite du processus électoral. José NAWEJ