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BUKANGA – LONZO : Détournement présumé de 115 millions USD via notamment des surfacturations, Les accusations contre Matata Ponyo sont lourdes !
Force est finalement restée à la loi. Après moult résistances, le Premier ministre honoraire Matata était bel et bien physiquement dans le box des accusés le lundi 4 septembre lors de l’audience publique sur l’affaire «Bukanga Lonzo». Si l’affaire a été renvoyée au 25 septembre, il n’en demeure pas moins que les charges qui pèsent sur l’ancien Premier ministre et sur le patron de la firme sud-africaine Africom sont lourdes. Très lourdes même. Dans les couloirs de la Cour constitutionnelle, on laisse entendre que les juges sont déterminés à dire le droit, tout le droit, rien que le droit. FDA
PROCES MATATA PONYO
L’affaire renvoyée de nouveau au 25 septembre
L’audience publique au procès sur l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo opposant Matata Ponyo au ministère public vient d’être de nouveau renvoyée au 25 septembre. Cette remise a été sollicitée par la défense de l’ancien Premier ministre Augustin Matata pour lui accorder ainsi un délai supplémentaire pour garantir l’accès à toutes les pièces du dossier à l’ensemble des prévenus.
Le greffe de la Cour constitutionnelle, rapporte radio Okapi, a été attaqué par la défense pour n’avoir pas permis l’accès à plus de six mille pièces du dossier ; pendant que les autres parties de la défense de Deogratias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, et Christo Groobler, patron de la firme sud-africaine Africom, avaient eu à compulser quatre mille pièces de leurs dossiers.
Dans le souci du respect des droits de la défense, le juge constitutionnel a donc accordé cette remise.
L’ancien Premier ministre et ses co-accusés sont poursuivis par la justice pour un détournement présumé de plus de 250 millions de dollars américains, ayant conduit à la débâcle du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo dont les résultats étaient fort attendus par les Kinois en particulier.
Pour rappel, ce procès a été ouvert le 21 août dernier avant d’être reportée au 04 septembre. Contrairement, à l’ouverture dudit procès, où le président de LGD était absent, il a comparu à l’audience publique ‘d’hier, assisté de ses avocats, aux côtés d’autres prévenus dans cette affaire : l’homme d’affaires sud-africain, Christo Groobler et l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo.
Avec notamment des accusations de détournement de plus de 115 millions de dollars américains via des avantages financiers indus, des surfacturations, la mise en place de sociétés écran ainsi que des détournements de procédures administratives, il s’avère que les charges qui pèsent sur Matata Ponyo et Christo Groobler sont lourdes. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre et l’ancien gouverneur de la BCC sont également accusés d’avoir mis de côté 89 millions de dollars américains qui étaient destinés à la construction du marché international de Kinshasa. K.K.