Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Baie de Ngaliema : Le gouvernement provincial de Kinshasa se lance dans la démolition des constructions anarchiques
Sous la supervision du ministre provincial de l'Environnement, Léon Mulumba, le gouvernement provincial de Kinshasa a lancé une vaste opération de démolition des constructions anarchiques érigées sans autorisation sur ce site sensible.
Cette initiative, ordonnée à la suite d'une décision du Conseil des ministres au niveau national, vise à enrayer l'urbanisation sauvage, largement pointée du doigt comme l'une des causes majeures des inondations récurrentes dans la capitale congolaise.
" Ils ont construit ici comme s'il n'y avait plus de lois, sans aucun plan urbanistique ", a déploré le ministre Léon Mulumba devant la presse. Il a précisé que l'opération s'appuie sur un acte juridique déjà existant, pris sous le mandat du gouverneur Ngobila. Cette mesure s'inscrit dans une volonté des autorités centrales de restituer à la baie de Ngaliema son état naturel.
DES CONSTRUCTIONS NOCIVES SUR LE LIT DU FLEUVE
Selon le ministre, ces constructions anarchiques, souvent édifiées en remblayant les lignes naturelles du fleuve, perturbent gravement le lit de la rivière et exposent les riverains à des risques accrus de débordement des eaux. "Ils ont pris jusqu'à trois mètres sur le lit naturel du fleuve pour bâtir des habitations précaires. C'est inadmissible", a-t-il fustigé.
Léon Mulumba a également dénoncé l'attitude récurrente de certains habitants qui, malgré les précédentes démolitions, reviennent illégalement occuper les lieux. " Cette fois-ci, je pense que les gens partiront pour de bon. Le pouvoir actuel est déterminé à mettre de l'ordre ", a-t-il prévenu, invitant les Kinois à changer de mentalité et à respecter les règles d'urbanisme.
L'opération de démolition, qui pourrait s'étendre sur plusieurs jours, s'inscrit dans un plan plus vaste de réhabilitation et de sécurisation des abords du fleuve, où l'État envisage de futurs projets d'aménagement.
Cette intervention rappelle la nécessité, pour les autorités urbaines, de mieux encadrer l'occupation de l'espace public dans une ville en pleine expansion et confrontée aux défis environnementaux et démographiques.
Jérémie ASOKO