Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Au-delà du lisible : "Love napesa balabala", " Nzambe pambola balabala"
Love napesa balabala", entendez "J'ai donné l'amour à la rue", et " Nzambe pambola balabala", signifie: " Dieu, bénis la rue". Les deux ne sont pas des citations célèbres.
La première peut, néanmoins, avoir plusieurs significations, notamment l'amour offert à des personnes en difficulté dans la rue, donc un amour charitable ou, par extension, un amour perdu et sans avenir, comme le suggère le texte de Victor Hugo ("J'ai rencontré l'âme, il y a une âme dans les rues") et l'idée d'un amour qui s'en va.
L'expression peut être comprise comme une personne qui a donné son amour et son soutien à ceux qui en manquent, des personnes en situation de rue, que ce soit une idée de compassion ou d'engagement humanitaire. Ces personnes en manque de cet amour, sont en grand nombre à Kinshasa, en RDC en général.
Pourrait-il s'agir d'un amour au sens de Victor Hugo ? Pas certain car la rue est presque orpheline de ces mélancoliques.
Mais l'expression peut conduire sur la piste d'une autre interprétation. Celle de la recherche de l'amour partout, même là où il n'est pas censé se trouver, un peu comme le sujet qui, en s'aventurant "dans la rue" (un lieu peut-être inconnu ou dangereux), cherche à rencontrer l'amour, ou une personne au cœur sensible.
Le second message : " Nzambe pambola balala" (" Dieu, bénis la rue ") ou sous forme de souhait (" (Que) Dieu bénisse la rue"), est une prière ou un vœu exprimant le désir que Dieu protège et favorise les personnes et la vie dans un environnement urbain ou une communauté. C'est une façon de demander une grâce divine pour l'environnement, souvent dans un contexte de foi et de persévérance face aux défis de la vie quotidienne.
Cette expression peut être utilisée dans diverses situations, notamment pour exprimer sa gratitude après un bienfait reçu, pour manifester son espoir et sa foi face aux obstacles ou encore pour encourager les autres à rester forts et à persévérer.
Le "la rue" peut faire référence à la voie publique en tant que telle, mais aussi, de manière plus symbolique, à la vie des rues, à ses habitants, et aux défis qu'ils rencontrent.
L'expression est utilisée pour souhaiter la protection, le succès ou la prospérité à l'endroit (la rue) et aux gens qui y vivent. Elle peut symboliser la foi et la persévérance face aux difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours, même pour des choses difficiles à surmonter.
A tout prendre, le messager d'aujourd'hui a le mérite d'exprimer son amour envers la rue : en l'aimant lui-même ou en sollicitant la bénédiction du Créateur.
Kléber KUNGU