Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Au commencement étaient les confessions religieuses…
Si la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI passe comme une lettre à la poste dans les travées des deux hémicycles, les cloches des églises et temples risquent de ne pas retentir à sa promulgation. Prélats catholiques et pasteurs protestants ne semblent pas disposés à bénir le futur nouveau-né, ainé du dispositif électoral pour le millésime 2023.
La CENCO et l’ECC estiment que la CENI new look souffre du même mal congénital que sa devancière. A savoir, sa forte dépendance aux forces politiques. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les leaders des deux plus grandes confessions religieuses du pays craignent que les élections de 2023 donnent lieu à d’autres contestations.
Reste à savoir quelle résonnance aura le bémol des princes de l’église dans les oreilles de la nouvelle majorité. Une alarme façon tocsin ou glas? Juste un son de cloche différent ? Voire une petite musique sans écho dans le pays ?
La réponse sera dans la suite de la dialectique de l’Union sacrée. Une chose est, d’ores et déjà, sûre : le duo CENCO – ECC fera entendre sa musique durant toute la séquence « réformes électorales« .
On aura beau objecter que catholiques et protestants sont loin d’être l’alpha et l’omega du champ religieux. On aura beau brandir le poids non négligeable des églises de réveil. On aura même beau recourir à l’argument institutionnel, à savoir que les lois se discutent au Parlement. On peut entendre parfaitement ce discours.
Il n’en demeure pas moins que la résonnance sociologique du sermon des prêtres et pasteurs ainsi que sa très haute portée hors frontières nationales sont de nature à changer la donne. Ou, à tout le moins, à faire bouger les lignes.
Depuis le régime Mobutu jusqu’au pouvoir Kabila, le refrain entonné en chœur et par cœur par l’Eglise passe très rarement – c’est un doux euphémisme- inaperçu. Il finit souvent par être repris par des millions de fidèles dans le pays réel. La suite n’a plus rien de catholique ni d’orthodoxe. C’est de la protestation qui dépasse même les Protestants!
Blanchi sous le harnais de l’opposition, notre Fatshi national sait que lorsqu’au commencement il y a les confessions religieuses, la contestation a de quoi devenir longue et…populaire. Dans sa longue carrière de principale formation de l’opposition, l’UDPS a compté parmi les bénédictions de la sainte colère des Evêques.
Trêve d’anticipation. CENCO et ECC en sont encore au bémol. Même si selon une jurisprudence très épiscopale, un bémol cache mal l’enchainement des notes discordantes.
José NAWEJ