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« Kosukola ngulu eza gaspillage ya savon », en lingala signifie "laver un porc est un gaspillage de savon".
Cette expression est un proverbe métaphorique qui signifie qu’il est inutile, voire absurde, d’essayer d’éduquer, de raffiner ou d’améliorer quelqu’un qui n’a ni l’envie ni la…
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Assemblée nationale : Une seule plénière depuis l’ouverture de cette session exceptionnellement écourtée !
Ce qui se passe à l’Assemblée nationale est tout simplement désagréable. Depuis l’ouverture de la session le 15 septembre, les députés ne se sont réunis qu’une seule fois en séance plénière pour débattre des matières à traiter durant cette session. Pourtant, ils savent pertinemment bien qu’ils seront obligés d’arrêter leurs travaux au mois de novembre 2023 pour aller en campagne électorale pour ceux qui veulent se représenter.
À ce sujet, la responsabilité incombe au Bureau qui a les prérogatives d’organiser les travaux de la Chambre basse du Parlement. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont traités différemment d’autres députés qui sont leurs collègues. Convoquer une seule plénière en une semaine pour une session que l’on doit écourter en raison des élections ne paraît pas indiquer que les élus ont pris la mesure des enjeux en présence.
Il n’est un secret pour personne que le bilan de l’actuelle législature n’est pas positif. D’ailleurs certains députés le reconnaissent publiquement. Il y a une fracture entre les actuels élus et leurs électeurs. La plupart ne sont pas rentrés dans leurs bases pour leur rendre compte du travail qu’ils ont abattu depuis leur entrée à l’Assemblée nationale. Beaucoup d’autres ont même brillé par leur absentéisme aux séances plénières. Ce qui leur a coûté l’invalidation. Certains sont allés dormir simplement se réveillant lorsque le président de séance fait voter une proposition de loi. C’est ainsi qu’ils lèvent la main lorsqu’il s’agit de répondre par oui, et lèvent encore la main quand la réponse est négative. Lors du dernier discours du président de la République devant les deux chambres législatives réunies en Congrès, les réseaux sociaux ont été inondés d’images où l’on voyait quelques uns d’entre eux en train de somnoler.
Ce bilan négatif a provoqué une campagne contre la réélection des actuels députés. Peu ont la chance de rempiler. Et ce serait juste au regard du comportement de ceux-là sur qui la population a fondé beaucoup d’espoirs pour le changement de la RDC.
Pour mémoire, nous nous souviendrons qu’il y a eu dans ce pays treize (13), je dis bien treize parlementaires qui ont pris le courage d’écrire une longue lettre de 52 pages à un dictateur pour dénoncer la mauvaise gouvernance qui avait élu domicile dans le pays, et réclamer la démocratie en RDC, alors Zaïre. Ce courage exceptionnel n’a plus inspiré les députés qui leur ont succédé. Au contraire, ces derniers se sont plus contentés de leurs avantages matériels, réléguant au dernier plan les préoccupations de ceux qui les ont élus.
En outre, le contrôle parlementaire qui aurait dû être une de leurs principales tâches est relégué au second plan, alors que le pays connaît une gestion catastrophique due à l’incurie des gestionnaires à différents niveaux des institutions publiques.
Cette session, la dernière de l’actuelle législature, est pleine de matières alors qu’ils savent bien que le point le plus important sur lequel ils doivent travailler concerne le budget. Ils vont quitter la Chambre basse et laisser beaucoup d’arriérés législatifs dont le contenu n’est pas intéressant pour la population. Il est donc normal qu’ils dégagent pour laisser la place aux autres qui vont peut-être apporter le changement tant attendu par le peuple congolais. Muke MUKE