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Haut-Katanga : Trois bandits armés condamnés à la peine de mort
Le verdict est tombé. Le tribunal militaire de garnison a condamné à la peine de mort trois bandits armés, parmi lesquels un grand gangster, accusés de plusieurs infractions, notamment des multiples cas de braquages, des meurtres ciblés, des cambriolages et des vols à répétition de véhicules.
Cette sentence a été prononcée lors de la première et dernière audience foraine du procès contre les prévenus Philippe Kadima, Ludimba Amsini et Masina Panya Alain, alias «Action», tenue hier 17 juillet, à la mairie de la ville de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga. Ces derniers ont été reconnus coupables de plusieurs cas d’insécurité et d’assassinats qui se sont déroulés au cours du mois de juin 2025.
Par ailleurs, le bandit de grand chemin, Alain Masina Panya, présenté par le général Blaise Kilimbalimba lors de sa prise d’étendard, a été auditionné et condamné avec les deux autres coaccusés.
LE bandit "Action", ancien de la police
Originaire d’Idiofa, une localité de la province du Kwilu, ce malfrat a quitté la Police nationale congolaise (PNC) en 2012, où il a servi pendant 14 ans, pour se lancer dans le banditisme. Devenu expert en vols, braquages, meurtres et extorsions des biens de paisibles citoyens, Alain Masina Panya, alias «Action », a été arrêté à plusieurs reprises à Kinshasa et dans la ville de Kananga, dans le Kasaï-Central, mais libéré.
«Les officiers de police judiciaire qui m’ont interrogé me connaissent bien. J’ai été chauffeur du général Raus à Kinshasa», a déclaré le prévenu Masina lors de son audition devant le tribunal, affirmant avoir la maîtrise de la manipulation des armes à feu, acquise de sa longue expérience dans la police de près d’une décennie et demie.
Le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi reproche à ce dernier d’avoir volé un véhicule de marque Toyota, une accusation réfutée par l’accusé, confirmant avoir payé ce véhicule par une personne interposée.
Des cas de braquage, monnaie courante
«Je n’ai pas volé le véhicule. J’avais en ma possession 5 700 dollars américains pour l’acheter. J’ai contacté un commissionnaire afin qu’il procède à l’achat à ma place. C’est ainsi que j’ai acquis le véhicule, une Toyota Vanguard. Peu après, j’ai été arrêté sans que j’en comprenne la raison», a précisé le condamné.
Le tribunal a également saisi plusieurs objets, notamment les armes à feu, des munitions, deux véhicules de marque Toyota Vanguard, trois plaques d’immatriculation et un permis de conduire. Quelques biens ont été remis à leurs propriétaires venus assister au procès.
Le jugement de ces criminels dans un procès public intervient alors que les cas de braquage sont devenus monnaie courante dans la ville cuprifère. Mardi, deux cas ont été signalés. Les malfrats ont à nouveau attaqué les changeurs de monnaie en emportant des sommes importantes d’argent.
Signalons que l’hôtel de ville de Lubumbashi a lancé depuis la semaine dernière un avis de recherche pour retrouver trois présumés braqueurs et meurtriers opérant en réseau structuré. Cette enquête fait suite à la recrudescence des cas de braquage dans l’agglomération.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi