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Gode Muamba salue le combat pour la démocratie, la liberté et la dignité mené par «Baba»
«C’est un déchirement total», une « grande tristesse », laisse entendre Godefroid Muamba, de constater « qu’un si grand homme vient de nous quitter ». Mais le président fédéral de l’Unafec/Kinshasa puise dans la sagesse bien de chez nous qui dit « les hommes meurent, les hommes naissent » pour dire que tout n’est pas fini. Ce baobab tombé avait des enfants autour de lui qui vont continuer son idée, sa présence. « Parce que Kyungu wa Kumwanza est un esprit. Nous tous constituons l’esprit du président Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza et allons continuer son combat… »
Quel était combat de l’illustre disparu? «Le combat de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, dès sa jeunesse, avec celui qui a été son mentor, Frédéric Kibassa Maliba, était un combat pour l’instauration de la démocratie, la liberté d’expression, la liberté syndicale, des libertés fondamentales qui feraient que l’ex-Zaïre puisse se développer en laissant s’épanouir sa population dans la dignité», explique Gode Muamba.
Retraçant brièvement le parcours de l’ancien président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, le n°1 de l’UNAFEC/Kinshasa rappelle que parti de l’enseignement, Gabriel-Antoine Kyungu wa Kumwanza a été élu syndicaliste. Avec d’autres enseignants, ils ont pu porter le flambeau de plus faibles des Congolais. Cela leur a permis d’être élus à l’Assemblée nationale. A la représentation nationale, ils ne se sont pas exprimés comme enseignants, mais plutôt comme élus du peuple. Et avec les autres députés nationaux à savoir Tshisekedi wa Mulumba, Kapita Shabangi, Mbombo Lona, Lumbu Maloba… ils ont écrit la lettre des 13 parlementaires sous la conduite de Ngalula Pandajila. «Et cette correspondance de 52 pages n’a été autre chose que ce que nous continuons de vivre comme réclamation de la population congolaise», fait remarquer Gode Muamba. Il ajoute : «Ils ont compris qu’il fallait instaurer la démocratie dans notre pays, la liberté syndicale, la liberté d’expression, des libertés fondamentales qui feraient que l’ex-Zaïre puisse se développer en laissant s’épanouir sa population dans la dignité. C’est ce combat qui lui a valu beaucoup de privations.»
Godefroid Muamba dit reconnaître «en ce grand homme une constance dans la lutte. Il a lutté pour la démocratie, la liberté et la dignité. C’est cette justesse de vue que nous devons saluer en cet homme, qui n’a jamais eu peur dans sa vie. Il a combattu un bon combat », reconnait-il.
Pour le président fédéral de l’Unafec/Kinshasa, «le combat à mener pour tous les Congolais, au-delà de nos différents clivages (tribal, religieux, idéologique), doit être celui pour la patrie, la nation, la démocratie. Et cela, le président Gabriel Kyungu a eu à le démontrer allègrement.» Didier KEBONGO