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Génocide et crime contre l’humanité : La VSV appelle la CPI à s’autosaisir du massacre des adeptes de Wazalendo
« La voix des sans voix pour les droits de l’homme » (VSV) appelle la Cour pénale internationale (CPI) à s’autosaisir du dossier du massacre des adeptes de la secte mystico religieuse » Foi Naturelle Judaïque et Messianique Vers les Nations « , bien connue sous le nom de Wazalendo.
L’ong de défense des droits de l’homme a lancé cet appel le samedi 30 septembre en son siège à Matonge, commune de Kalamu, lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle elle a donné sa position par rapport à cet événement, survenu dans la nuit du mercredi 30 août dernier à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
« A la CPI, la VSV recommande de suivre de près le déroulement du procès en cours à Goma sur le massacre des adeptes de la secte Wazalendo et, le cas échéant, de s’autosaisir de ce dossier au cas où la justice congolaise n’arrive pas jusqu’au bout dans la lutte contre l’impunité des auteurs de ce massacre qui ne constitue pas moins à la fois un crime de génocide et un crime contre l’humanité« , a-t-elle déclaré.
Génocide et crime contre l’humanité
La VSV dit avoir mené une enquête pour avoir des informations sur ce que d’aucuns qualifient de crime contre l’humanité et de crime de génocide, relevant de la compétence de la CPI.
« En effet, aux fins du Statut de Rome de la CPI, le meurtre commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique, lancée contre toute population civile, est constitutif de crime contre l’humanité. De même, aux fins du même Statut, le meurtre de membres du groupe et l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale des membres d’un groupe commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux sont suffisants pour parler de crime de génocide« , a précisé l’ong de défense des droits de l’homme.
Vivement une enquête approfondie et indépendante
Primo, la VSV recommande aux autorités congolaises et à l’Exécutif, en particulier, « une enquête approfondie et indépendante pour faire la lumière sur le nombre réel des victimes de ce massacre, dont le nombre a été estimé à plus de 55, compte tenu des circonstances dans lesquelles le carnage a eu lieu« .
« Dans la nuit du 30 août 2023, des centaines de personnes qui seraient venues d’Uvira, de Walungu, de Kabare, de Bukavu, de Kalehe, de Masisi, de Goma et de Nyiragongo se seraient réunies dans l’église messianique pour la prière, avant de participer à la marche pacifique pour exiger le départ de la Monusco et des troupes de la Communauté d’Afrique de l’Est (East africain Community-EAC), rappelle l’Ong.
La VSV demande aussi de « lancer rapidement un appel à toutes les familles qui ont constaté la disparition ou la perte de leurs depuis le 30 août 2023 en vue de procéder à leur indentification« .
REPARATION DES PREJUDICES
En troisième lieu, la VSV propose de « tout mettre en œuvre, y compris tous les moyens nécessaires, pour que le procès en cours à Goma fasse, en toute indépendance, la lumière sur les circonstances et sur toutes les personnes impliquées dans le massacre des adeptes de la secte Wazalendo et le lynchage du policier pour que les auteurs répondent effectivement de leurs actes« .
Enfin, elle sollicite la réparation des préjudices subis par toutes les victimes du massacre du 30 août 2023.
A la population congolaise en général et celle du Nord-Kivu en particulier, la VSV demande de « bien collaborer avec les autorités judiciaires et les défenseurs des droits humains aux fins de bien documenter les circonstances de ce massacre et d’identifier toutes les victimes« .
La Voix des sans voix salue l’envoi d’une délégation ministérielle à Goma quelques jours après le massacre, le rappel à Kinshasa pour consultation de Constant Ndima, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, et le démarrage du procès des présumés auteurs de ces évènements. Un procès qu’elle suit avec attention.
Très choquée par le massacre, la VSV condamne notamment la répression brutale, meurtrière et disproportionnée ainsi que la réaction disproportionnée des forces de l’ordre. Aimé TUTI/CP