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Firmin Mvonde plaide pour la renaissance de la justice congolaise
Tel un évangéliste, avec pour bible ses lois dont il se dit être esclave dans leur application, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a eu pour leitmotiv, durant 2023, la renaissance de la justice congolaise. Une justice dont la crédibilité se trouve fort écornée en raison des pratiques éhontées qui y ont élu domicile. Le Premier magistrat congolais n’avait pas hésité à reconnaître que la justice de son pays allait mal. Ainsi tous les faits et gestes professionnels du Patron du Parquet général près la Cour de cassation concourent dans le sens de restaurer l’appareil judiciaire en mal.
Voilà pourquoi, entre autres raisons, en 2023, le Procureur général près la Cour de cassation a initié des inspections et organisé des journées portes ouvertes dans différents parquets du pays.
Firmin Mvonde Mambu tient à s’imprégner de la manière dont la justice est rendue à travers le territoire national. D’où sa préoccupation de toujours voir se matérialiser la vision du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui met en avant la vraie justice. D’autant qu’il avait reconnu publiquement qu’au lieu d’élever la nation congolaise, la justice de son pays la détruisait.
Le Procureur général près la Cour de cassation qui avait fait le même constat, avait fait de la restauration de l’appareil judiciaire son cheval de bataille.
En février, il avait eu à réunir les magistrats de son office pour les interpeller sur la bonne conduite en leur expliquant qu’il tenait à la restauration de l’appareil judiciaire gangréné par plusieurs maux dont la corruption..
FATSHI DECU PAR LA JUSTICE CONGOLAISE
En effet, en juillet 2023, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait exprimé sa déception face à la justice de son pays.
« S’il y a un bémol à mettre sur mon bilan, je ne suis pas satisfait du bilan dans le domaine de la justice. J’ai beaucoup compté sur le pouvoir judiciaire. Comme on le dit dans la bible, la justice élève une nation. Malheureusement dans notre cas, la justice détruit notre nation », déclarait Félix Tshiskedi en réponse aux questions des Congolais transmises par l’intermédiaire du bureau du porte-parole du Président Félix Tshisekedi au cours d’une interview.
D’où notamment, ces inspections initiées et des journées portes ouvertes organisées dans les différents parquets du pays, notamment à Likasi au Haut-Katanga, à Limete dans la ville province de Kinshasa et à Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental. C’est précisément dans cette ville que Firmin Mvonde avait lâché ce constat peu reluisant du secteur judiciaire.
« FAISONS QUE LA JUSTICE RENAISSE »
Dans une mission effectuée en mai à Mbuji-Mayi, dans le cadre de ses inspections, le patron du Parquet général près la Cour de cassation a invité les magistrats du Parquet général près la Cour d’appel de Mbuji-Mayi à faire renaître la justice congolaise.
« Depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême du pays, un tableau sombre de la magistrature et de la justice congolaise dans son administration. a été peint. Voilà pourquoi j’ai décidé de sensibiliser tous les magistrats de se remettre en question et d’entrer dans la philosophie du nouveau chef de l’Etat qui veut vraiment que les choses changent, Chers collègues, faisons que la justice renaisse », avait annoncé ce magistrat que Félix Tshisekedi avait promu Procureur général près la Cour de cassation le 30 juillet 2022.
Dans ses nombreuses missions de cette année, Firmin Mvonde ne se départait jamais de l’objectif qu’il s’était assigné : former, contrôler, surveiller, orienter et recadrer les magistrats sous ses ordres, magistrats civils comme militaires.
Pas seulement. Faisant de la pierre deux coups, au cours de ses tournées, en faveur des journées portes ouvertes qu’il avait organisées, il profitait pour donner la parole aux justiciables. Occasion de savoir ce que la population attend du Parquet général près la Cour de cassation et surtout pour les justiciables de pouvoir s’exprimer librement.
Rien ne peut échapper à ce grand magistrat. Si bien qu’il n’hésite pas à encadrer ses collaborateurs. Aussi, en juillet, avait-il réuni dans son office les avocats généraux près la Cour d’appel de Kinshasa, le Procureur de la République et autres chefs de parquets près les tribunaux de paix ainsi que tous les magistrats près la Cour de cassation. Il leur a donné et rappelé une batterie de mesures pour leur dire que « plus rien ne sera comme avant ». Question de redorer l’image de la justice auprès des justiciables à cause des pratiques tant décriées.
« PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT »
Parmi ces mesures, on peut retenir : « Plus rien ne sera comme avant », « les mandats d’amener sont strictement interdits les week-ends et les jours fériés, sauf dérogation expresse », « les chefs des parquets sont désormais obligés de faire des rapports écrits de tous les faits saillants », « l’instruction de tous les faits saillants dont le banditisme, le vol, la propagation de faux bruits » et autres infractions doivent désormais se faire en procédure de flagrance…
Firmin Mvonde Mambu a un pouvoir qui va au-delà du champ de ses collaborateurs. Ses oreilles le chatouillent lorsqu’il apprend des choses pas heureuses dans l’opinion qui vont dans le sens de la transgression de la loi. Ainsi, en octobre, Firmin Mvonde s’en prenait aux trafiquants d’influence dans la mercuriale qu’il avait prononcée à la rentrée judiciaire de la Cour de cassation.
En outre, en décembre, Firmin Mvonde a fait une communication en mettant sévèrement en garde contre les propagateurs de faux bruits liés au processus électoral.
PORTER HAUT ET FORT LA VOIX DE LA RDC
Dans la foulée, Firmin Mvonde ne ratait aucune occasion pour assister aux procès en flagrance où étaient jugés des hommes de loi. Il s’agit notamment de « la propagation de faux bruits (…), de l’incitation à la haine tribale et au racisme » qui sont réprimées par la loi pénale.
Firmin Mvonde a eu aussi à porter haut et fort la voix judiciaire de son pays dans des rencontres internationales. C’est dans ce cadre qu’il avait répondu à l’Invitation du Secrétariat général de l’Interpol à Lyon en France pour une visite de haute importance.
Pas seulement. Il avait également fait entendre la voix et la position de son pays lors de la 16ème session de la Conférence annuelle de l’Association des procureurs d’Afrique (APA) qui s’était tenue à Mombasa, au Kenya, du 29 janvier au 02 février 2023.
Au cours de cette rencontre, Firmin Mvonde avait déploré le fait que les mers et les océans étaient devenus des théâtres de beaucoup de crimes. Et ces crimes vont du trafic de la drogue au trafic d’êtres humains, particulièrement le trafic d’enfants. Des crimes transnationaux organisés pour lesquels les membres de l’APA se sont engagés à combattre. Kléber KUNGU