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Firmin Mvonde est formel : » Plus rien ne sera comme avant «
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu a réuni dans son office hier lundi 10 juillet courant tous les avocats généraux près la Cour de cassation, les procureurs généraux près la Cour d’appel de Kinshasa, le Procureur de la République et autres chefs de parquets près les tribunaux de paix ainsi que tous les magistrats près la Cour de cassation. L’objectif étant de leur donner et rappeler une batterie de mesures à eux qui » sont les maîtres de l’action publique comme qui dirait plus rien ne sera comme avant. » Des mesures qu’ils devront respecter scrupuleusement pour la bonne marche de l’appareil judiciaire dont il tient à redorer l’image écorchée auprès des justiciables en raison des pratiques tant décriées.

Parmi les mesures édictées que les uns et les autres du Parquet civil se doivent de respecter, on peut épingler : « Plus rien ne sera comme avant », « les mandats d’amener sont strictement interdits les week-ends et les jours fériés, sauf dérogation expresse », « les chefs des parquets sont désormais obligés de faire des rapports écrits de tous les faits saillants », « l’instruction de tous les faits saillants dont le banditisme, le viol, la propagation de faux bruits » et autres infractions doit désormais se faire en procédure de flagrance. En outre, Firmin Mvonde va aussi désormais « déléguer dans chaque Parquet général un magistrat de son office pour seconder le Procureur général ».
» Messieurs les avocats généraux près la Cour de cassation, Messieurs les Procureurs généraux près la Cour d’appel de Kinshasa, Monsieur le Procureur de la République. C’est depuis vendredi que j’ai pris la décision de vous réunir pour porter à votre attention un certain nombre de mesures que j’ai été amené à prendre au regard du développement des derniers événements sur le plan judiciaire et cela remonte à la date du 04 juillet où je suis descendu à l’Inspection provinciale de la Police nationale congolaise pour y constater les faits d’arrestations de certains gangs appelés des kidnappeurs avec lesquels j’ai eu à échanger et aussitôt j’avais décidé de leur déferrement en flagrance parce que la Police voulait continuer à instruire compte tenu de certaines velléités que j’avais constatées sur place « . Voilà l’élément à la base de la convocation de cette rencontre au cours de laquelle il s’est adressé d’un ton ferme à ses collaborateurs.
» L’ANALYSE DU MAGISTRAT SUPRËME ÉTAIT PRATIQUEMET MON ANALYSE «
(…) Naturellement tout le monde a suivi le week-end dernier l’adresse du chef de l’Etat. Ça m’a personnellement interpellé et m’a mis vraiment à l’aise dans la mesure où l’analyse faite par le Magistrat suprême était pratiquement mon analyse aussi. Et j’ai été amené, pour ma part, concernant les magistrats du ministère public, comme tout le monde le sait, les magistrats, ce n’est pas seulement le Parquet, il y a aussi les cours et tribunaux et pour ceux des magistrats du parquet civil. J’ai été amené à vous réunir aujourd’hui. Je crois que les mesures qui vont être prises ne vont pas être discutées, les mesures que je vais être amené de prendre devront être de stricte application. « , a fait remarquer Firmin Mvonde Mambu.
Au cours de cette réunion, il a également souligné le rôle du ministère public qui est la recherche des infractions et la poursuite des gens devant des juridictions compétentes. » Rassurez-vous, nous ne sommes pas des hommes politiques, vous les vivrez par des actes. C’est le rappel des troupes, a déclaré Grégoire Munoko. Quand les magistrats font leur travail, vous les journalistes n’en parlez pas. C’est vous les journalistes qui avez dit qu’un certain Diego qui était poursuivi pour meurtre pour assassinat qu’il est parmi les kidnappeurs. Donc, c’est la justice, donc, c’est le parquet qui l’aurait libéré. Et qu’il se retrouve encore parmi les kidnappeurs. C’est une grave accusation. Le Procureur général a donné l’ordre de vérifier cette information qui a ému tout le monde. Nous avons vérifié et c’était faux. Ce monsieur est tranquillement en prison. Il a été condamné à mort et il y est. S’il est à Makala ou dans une autre prison, ce n’est pas le rôle du magistrat. Vous devez comprendre le rôle du parquet », a fait remarquer le Premier avocat général de la République, Grégoire Munoko..
IL S’AGIT DES MAGISTRATS DU PARQUET CIVIL
Il a souligné le fait qu’il était là » en tant que Procureur général près la Cour de cassation pour les magistrats civils du Parquet. J’ai parlé d’action du Parquet civil. Je n’ai pas parlé d’action des cours et tribunaux, je n’ai pas parlé de l’action des tribunaux militaires ou des parquets près ces cours. Je n’ai pas parlé des autres ordres juridictionnels. J’ai uniquement parlé de mon office du ministère public dont je réponds. Il y a une confusion qui se fait lorsque vous entendez qu’on a fait ceci, le tout c’est toujours de manière confuse sur la tête parquet civil « .
C’est au Premier avocat général de la République, Grégoire Munoko Vunda Muana Vunda, coordon au Parquet général près la Cour de cassation, qu’est revenue la tâche de faire la restitution de cette réunion qui a duré trois heures. Dont l’objet et l’importance en ont justifié cette durée. En effet, depuis son avènement à la tête de cette juridiction, Firmin Mvonde Mambu ne lésine pas sur les moyens pour mettre au pas ses collaborateurs sur fond de la culture d’un climat de convivialité, de sérénité et de confiance, gage d’un bon travail.
Le porte-parole des magistrats civils réunis pour la circonstance est revenu sur la mauvaise pratique journalistique qui, le plus souvent, ne se donne pas la peine de vérifier les faits à la source, s’empressant à critiquer les magistrats considérés comme » ventres mous«
» UN RAPPEL A L’ORDRE «
« C’était un rappel à l’ordre« , a souligné le porte-parole de la rencontre. Qui, dans la foulée n’a pas oublié de stigmatiser le comportement des journalistes qui s’empressent de publier souvent les informations de manière erronée sans s’en référer à la source. Il est allé plus loin en faisant une sorte de leçon aux hommes de médias. » Quand les magistrats font leur travail, vous les journalistes n’en parlez pas « , a-t-il stigmatisé.
» Quand vous allez à Makala, vous ne trouverez pas seulement les gens du parquet. Vous trouverez des gens qui viennent des services spéciaux, de l’ANR. Combien de ministres sont en prison ? Mais il y a des magistrats qui sont en prison. Pour poursuivre les ministres, les députés, les sénateurs…, il y a des exigences constitutionnelles. Il y a ce qu’on appelle le réquisitoire. Nous demandons l’autorisation au Parlement, à l’Assemblée nationale, au Sénat. Mais s’ils n’autorisent pas, on est bloqué. Vous devez connaitre certaines spécialisations, parce que vous divulguez parfois des informations sans vous informer à la source. Vous préférez vous informer à la rue. Il faut avoir l’honnêteté intellectuelle, il faut être humble. Il y a une batterie de mesures que nous allons respecter. Jugez-nous par des actes, pas sur des réseaux sociaux.« , a conclu le premier Avocat général de la République. Kléber KUNGU