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Fatshi: vivement un message apaisant ce 30 juin !
Demain c’est le 30 juin. Le jour de l’indépendance, la date à laquelle le Congo a accédé à la souveraineté nationale et internationale. Une journée pas comme les autres dans sa dimension symbolique. A chaque 30 juin, constatent les plus avisés des observateurs, correspondent ses particularités. Ce 30 juin 2023 a également les siennes. Du reste peu heureuses. Le 30 juin de cette année survient dans un contexte tout particulier : électoral. Contexte électoral, c’est vrai, mais il est tout particulier car sur fond de grande méfiance sur la scène politique où la tension ne fait qu’exaspérer chaque jour qui passe.
Une scène politique où trônent deux acteurs principaux : le Pouvoir et les Oppositions qui, malheureusement, se regardent en chiens de faïence, comme chien et chats ou chiens et chat, c’est selon. Entre les deux parties prenantes à la scène politique, ne règne aucun dialogue. Or il est de notoriété publique que Pouvoir et Opposition restent les deux acteurs traditionnels principaux du processus électoral. Un contexte où, à quelque 6 mois des élections générales, l’opposition réelle boude ce processus électoral.
CLIMAT DE TENSION
A ce climat de tension qui ne dit pas son nom, s’ajoute la crise qui vient de voir le jour, il y a peu, entre le Pouvoir et le clergé. L’opinion nationale et internationale a encore fraîche en mémoire la réplique du président Félix Tshisekedi aux Evêques et celle des Evêques à la réplique du président de la République. Un bras de fer naissant qui se déroule sur fond de la situation sécuritaire en statu quo dans l’Est du pays où la coalition terroriste M23/RDF défie avec orgueil Fatshi et ses compatriotes !
Des compatriotes dont le contenu du panier de la ménagère s’effrite de plus en plus au point de devenir le sachet de la ménagère à la faveur d’une cherté de la vie sans précédent.
A cette diète forcée par la circonstance viennent se greffer des arrestations assaisonnées des perquisitions des domiciles des membres de l’opposition qui ne cessent de soulever des tollés, mais surtout d’exaspérer une situation déjà délétère et près d’imploser.
COCKTAIL EXPLOSIF
Mis ensemble, tous ces éléments forment un climat qui n’a qu’un seul nom : un cocktail explosif. Dont les éclats vont faire mal à la République dans son ensemble. Personne n’est potentiellement à l’abri des effets collatéraux de cette situation politique pourrissante.
Personne ne peut être disposé à voir un tel scénario se produire. Surtout pas le premier des Congolais. Pour s’en convaincre, il suffit de prêter l’oreille aux propos que Félix Tshisekedi a tenus dans sa réplique à l’endroit des prélats catholiques. Lui qui a appris, des années durant aux côtés d’un grand homme que fut son père d’opposant, l’amour du pays. «Ce grand homme qui m’a appris l’amour du Congo et des Congolais. Donc, je ne serai jamais, au grand jamais le fossoyeur du Congo et des Congolais».
A la faveur de ce 30 juin, estiment certains analystes de la scène politique congolaise, il est temps que, fort de son rôle de garant de la souveraineté nationale et de la Constitution, le président de la République prenne des initiatives.
On attend donc de Fatshi Béton un message qui soit à même de bien bétonner la cohésion et l’unité nationale. En tout cas, un signal fort qui puisse apaiser les cœurs de tous les Congolais en cette période préélectorale dont la tension, à quelque 180 jours des scrutins, ne fait que monter.
En un mot comme en mille, on attend du chef de l’Etat un message de décrispation du climat politique du pays.
DESAMORCER LA BOMBE
Félix Tshisekedi est appelé à désamorcer cette bombe dont tout Congolais avisé craint l’explosion. Lui qui dispose de tous les moyens pour le faire ne peut pas rater cette occasion. Il se fait que le hasard lui offre l’opportunité rêvée de la journée nationale pour anticiper les événements par une adresse à la Nation attendue par les Congolaises et les Congolais. Même si, pour ces derniers, dont les ventres n’ont plus d’oreilles à force d’être affamés, ce message vaut mieux qu’une situation désastreuse consécutive à la crise qui s’installe dans le pays.
Ne pas anticiper ce qui pourrait advenir de fâcheux, faute d’avoir pris le devant, alors qu’il est encore temps, équivaudrait à minimiser l’ampleur de la situation et, par conséquent, à devenir «le fossoyeur du Congo et des Congolais». Le bras de fer que le Pouvoir veut engager avec l’Eglise catholique, via la Cenco, dont personne ne peut contester le poids ne peut se révéler que suicidaire et non productif en cette période où tout Congolais a l’attention tournée vers les élections. Et la situation d’insécurité entretenue par le Rwanda et ses supplétifs aime bien se nourrir d’un tel contexte de tension. Kléber KUNGU