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ESU : la construction des infrastructures universitaires jugée satisfaisante
* Les difficultés d’approvisionnement justifient le retard observé dans l’exécution des travaux de réhabilitation de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, selon le ministre Muhindo Nzangi.
Après l’entrée en vigueur du programme LMD, qui permet d’uniformiser les cycles et d’organiser la reconnaissance des diplômes entre les pays, le gouvernement met un point d’honneur à faire étudier les étudiants congolais dans un environnement viable et propice à l’apprentissage de haut niveau. C’est dans ce cadre que le Ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, et son collègue de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Muhindo Nzangi, ont co-animé un briefing spécial presse centré sur le projet de construction d’infrastructures universitaires en RDC hier mercredi 11 janvier.
Images de chacun des cinq chantiers (l’Université Pédagogique Nationale, l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics, l’Université de Kananga, l’Université Officielle de Mbuji-Mayi et l’Université de Bunia) en bandoulière, Muhindo Nzangi explique l’évolution positive des travaux d’infrastructures universitaires dont la première phase avait été lancée personnellement par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire est satisfait de la manière dont les travaux évoluent dans les cinq universités, à savoir : l’Université Pédagogique Nationale (UPN), l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics (INBTP), l’Université de Kananga, l’Université officielle de Mbuji-Mayi ( UOM) et l’Université de Bunia.
Le ministre de l’ESU salue les efforts inlassables du Chef de l’État dans la modernisation des infrastructures universitaires et se réjouit de ce projet ambitieux du secteur de l’éducation, lequel permet à la RDC d’être au même diapason que les autres pays du monde sur ce plan.
Il a fait état de la fin bientôt des travaux à l’UPN et à l’INBTP, deux établissements de Kinshasa. Ce qui n’est pas le cas de l’Université officielle de Mbuji-Mayi où, foi du ministre Muhindo Nzangi, les travaux de la réhabilitation connaissent un retard lié aux difficultés d’approvisionnement en matériel.
«Il est vrai que les travaux à Mbuji-Mayi et Kinshasa ont commencé au même moment. Mais il faut aussi savoir que les conditions d’approvisionnement à Mbuji-Mayi ne sont pas les mêmes qu’à Kinshasa. Cela impacte sur le délai des travaux», a justifié Muhindo Nzangi.
Ce dernier est confiant. En projetant des images de l’état actuel des travaux à l’UOM, le ministre de l’ESU a déclaré que «les fondations sont en voie d’être terminées. De même qu’à Kananga où on a pu creuser et les bâtiments sont en train de sortir de terre».
Muhindo Nzangi affirme que «les travaux vont s’accélérer et nous allons avoir de beaux bâtiments».
Selon le patron du secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, «depuis l’indépendance, l’État congolais n’a pas songé à construire des universités. Aujourd’hui, nous avons besoin de construire des universités grâce au président de la République. C’est des universités qui commencent à zéro pour s’achever après 3 ans», a-t-il indiqué.
Dans la foulée, Muhindo Nzangi a annoncé le lancement très bientôt de la deuxième phase de modernisation et de construction d’autres universités dans les pays notamment l’Université de Goma, l’Université de Lubumbashi, l’Université de Kikwit, l’Université de Mbandaka et l’Institut Supérieur de Matadi. «Le programme de construction des universités continue. C’est la première fois que la RDC va donner des infrastructures adéquates pas seulement à Kinshasa», a-t-il souligné.
Respect de toutes les étapes d’attribution des marchés publics
Face à la presse, Muhindo Nzangi a affirmé avoir respecté toutes les étapes d’attribution des marchés publics «conformément à la volonté du chef de l’État».
Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire dit être confiant quant à l’enquête ouverte par le Procureur près la Cour des comptes au sujet de ces appels d’offres.
Il a estimé que le travail de la Cour des comptes est un travail de routine. «D’ailleurs je suis content parce qu’elle va confirmer la régularité de notre démarche», a-t-il fait savoir à l’auditoire.
«Nous avons obtenu l’autorisation des services compétents mais nous ne cherchons pas à connaître qui est derrière les entreprises au risque de tomber dans la subjectivité. Nous saluons le travail de la Cour des comptes qui va apprécier le travail que nous avons fait», a expliqué Muhindo Nzangi.
Les meilleurs ont gagné
Le ministre de l’ESU a ajouté que «nous avons fait 9 mois dans ces opérations et les meilleurs ont gagné et ça se passe toujours comme ça».
S’exprimant sur le sujet, Patrick Muyaya a salué l’implication du gouvernement dans la nécessité de construction des infrastructures universitaires qui, pour la première fois depuis l’indépendance, a mis des moyens suffisants pour permettre aux étudiants d’être formés dans un environnement d’apprentissage propice.
«Autant nous faisons un effort dans la gratuité de l’enseignement et le traitement des enseignants, autant nous faisons un effort dans les infrastructures du secteur», a souligné Patrick Muyaya.
Le ministre de l’ESU a botté en touche lorsqu’il lui a été demandé de s’expliquer sur la polémique autour du montant réel alloué aux travaux de la réhabilitation et la construction de l’UOM, sachant qu’en tant qu’autorité de tutelle, il parle de 17 millions tandis que Mme Isabelle Kibassa parle de 42 millions de dollars. Sans trop de commentaire, le ministre a dit : « allez-vous faire confiance à la personne qui a signé les documents ou vous allez vous fier à la rue ? », s’est-il interrogé. Didier KEBONGO