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Environnement : Greenpeace Africa travaille contre des intérêts de la RDC
Plusieurs collègues ont récemment commenté sur la dernière sortie médiatique de Greenpeace Africa soit en rapport avec la conférence de presse de la société civile environnementale soit pour apporter les précisions relatives à leurs enquêtes menées sur les accusations portées contre la société Wildlife Works Carbon LLC et Madame la Ministre d’Etat et Ministre de l’environnement et Développement Durable. Forum des As a également enquêté sur la question et livre ici ses réflexions.
Cette sortie est un coup calculé, l’avènement d’un nouveau gouvernement faisant le larron. Le moment était parfait dans le calcul de l’Ong de tenter de porter à la tête du ministère de l’Environnement, un ministre qui agirait dans le sens de ses intérêts. Greenpeace Africa n’ayant pas réussi à manipuler Madame Eve Bazaiba Masudi à sa guise. Avec le recul, on comprend pourquoi le GTCRR a fustigé, lors de sa conférence de presse, » l’affût sensationnel de Greenpeace Africa avec un timing qui s’aligne bien avec les enjeux politiques du moment… «
En fait, ses relations avec le groupe des activistes du Web et des réseaux sociaux qui ambitionnent prendre possession de la gestion du Ministère de l’Environnement afin de s’assurer le gain de la manne climatique, n’échappe à personne ! La coordination de ses allégations avec celles du Web et l’appui de ses activistes aux récentes déclarations du reste erronées de Greenpeace Africa en sont une parfaite illustration, comme l’avait écrit un autre confrère.
Tout tourne autour des bénéfices qui peuvent être engrangés lorsque l’on se pointe comme protecteur des forêts et des tourbières, au nom des communautés locales particulièrement lorsqu’il s’agit des peuples autochtones pygmées. D’où l’intérêt particulier de Green Peace Africa à pouvoir travailler avec les peuples autochtones de Lokolama, en Territoire de Bikoro. Seulement, Green Peace Africa ne joue jamais franc jeu. Pire, il ne respecte pas les règles du jeu, lesquelles règles sont accusées d’avance d’être biaisées en faveur de ceux qu’il considère comme ses adversaires. Non seulement qu’on accuse les adversaires mais aussi et surtout l’on pointe du doigt les arbitres. Ainsi, tous les ministres qui se sont succédé après Monsieur Banamuhere Baliene sont traités d’être en accointance avec les opérateurs forestiers, particulièrement, ceux qui sont dans le domaine de la conservation. C’est la raison fondamentale pour laquelle Green Peace est à l’ombre d’un groupe politique dont les intérêts ont longtemps été mis à mal par Madame Bazaiba. C’est aussi pour cette raison que Green Peace Africa aurait usé, en des termes voilés, des menaces à l’endroit des membres de la Société civile environnementale et promis leur déstabilisation, parce qu’ils ont adopté une position contraire, au lieu de s’aligner sur la leur. Voilà comme écrivait un confrère, une manière très » greenpeacienne » de l’expression de la démocratie et du respect des droits fondamentaux. Tout ceci ne rappelle-t-il pas les séquences Mbandaka et Oshwe en pleine ville de Kinshasa ?
Pourtant, Forum des As a appris que la mise en place du moratoire sur l’attribution des titres forestiers d’exploitation sur » proposition de Green Peace » n’a pas été faite de manière transparente et convenable. C’est un dossier sur lequel Forum des As souhaite y revenir dans ses prochaines livraisons, afin d’éclairer la communauté nationale sur la manière dont le moratoire a été établi et ses conséquences sur l’économie forestière de la RDC.
Mais pour qui roule Green Peace Afrique ?
Les confrères ont posé de questions pertinentes sur l’absence d’interventions ne fut-ce que médiatique de Green Peace, lorsque l’Europe signe avec les agresseurs Rwandais, des contrats d’exploitation illégale des ressources- notamment les forêts- de la RDC pendant qu’ils sont les premiers à donner des leçons de droit et de respect des lois au Ministre de l’Environnement et aux entreprises légalement établies et opérant dans le respect de la Loi. Et au même moment, pour obtenir des strapontins politiques, certains Congolais font des deals avec eux, pour obtenir un ministère de l’Environnement 2002 bis, celui qui a vu l’instauration du moratoire sur l’attribution des titres forestiers d’exploitation, en échange des enveloppes et/ou d’autres avantages.
Les Congolais doivent se poser la question de savoir pour qui roule véritablement Green Peace. Pourquoi les pays producteurs de pétrole ne sont-ils pas dans les viseurs de cette ONG ? Et Forum des As de se demander pourquoi diable sont-ils systématiquement contre ceux qui travaillent dans la conservation et pour le bien-être des populations locales ? L’ignorance, la paupérisation et la pauvreté sont des monnaies d’échange de toutes ces ONG internationales. Lorsqu’une société se pose en agent de développement, elle devient ipso facto ennemi de toutes ces ONG qui vendent la misère de nos peuples en échange des financements qu’ils reçoivent auprès des bailleurs de fonds internationaux, furent-ils les plus grands producteurs de pétrole au monde. A cet effet, nous avons des réponses aux questions qu’avaient suscitées les interventions de nos collègues :
1. L’argent de l’aide publique au développement n’arrive que très peu auprès des » assistés « . C’est aussi le cas des fonds reçus par les ONG internationales. Une grande partie de ces fonds sont engloutis dans des salaires luxueux des responsables de ces organisations non gouvernementales.
2. Green Peace a parlé de la redevabilité des acteurs politiques. Nous demandons la rédevabilité des responsables des ONG internationales ainsi que la traçabilité des fonds reçus et dépensés.
3. Les ONG internationales, doivent montrer leurs présences sur le terrain à l’instar, bon gré mal gré, de WWF – Fonds Mondial pour la Nature- et WCS – société pour la Conservation Mondiale. Green Peace est une organisation fictive en RDC avec un bureau constamment fermé mais avec une constante présence dans le Web alimentant leurs propres sites des communiqués laconiques dont les contenus sont eux-mêmes alimentés par des anonymes du Web avec des fausses informations qu’ils prennent pour des évidences.
Si Mr. Guy Kajemba, coordonnateur National de la société civile environnementale a posé la question à Green Peace de lui montrer une seule toilette construite par elle au profit des communautés locales, c’est qu’il est effectivement vrai que Green Peace ne fait rien pour le développement des communautés. Pourtant, toutes ses campagnes » forêts » visent la protection des forêts et le bien être des communautés qui y vivent. Nous nous posons donc la question de savoir où vont les fonds collectés lors des campagnes de cette organisation ? A Bikoro, on peut voir les palmiers nains, livrés par WWF aux communautés locales. En Ituri, on peut voir les Okapi pour la protection desquels WCS se bat nuit et jour. Que peut-on voir de l’action de Green Peace, sur le plan purement de la conservation des forêts ? Rien, absolument rien, à l’exception des communiqués politiquement motivés contre tel ministre et tel société privée.
Mais Green Peace ne s’est jamais attaqué aux producteurs de pétrole. Sa campagne contre WWC n’est que le prolongement de la main droite de la Norvège, opposée aux » solutions basées sur la nature » et au marché du carbone dont WWC est le porte étendard. C’est aussi le prolongement de la main des » maîtres » qui n’ont jamais apprécié le fait que Bazaiba est opposée à » l’aide publique au développement » et réclame plutôt des parts de marché pour les produits environnementaux congolais à des prix équitables et des investissements verts ! Est-ce trop demander ? Qui parmi nous, si non Green Peace, n’est pas témoin de l’échec retentissant de l’aide publique au développement ?
Green Peace ne peut accepter un marché équitable des produits environnementaux de la RDC par la RDC, dès lors qu’il soutient la signature du contrat Rwanda – Union Européenne, qui prévoit l’exploitation et l’exportation des ressources naturelles de la RDC par le Rwanda. Car, qui ne dit mot consent, dit-on. Le silence de Green Peace sur cette question et sur toute l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC par le deuxième exportateur mondial du Coltan, en disent long. Les compatriotes qui soutiennent cette organisation peuvent être considérés comme des complices tacites.
En un mot, le plus grand ennemi de la protection de nos forêts c’est la pauvreté. C’est elle qui pousse les communautés locales à recourir à l’agriculture itinérante sur brulis, nécessitant le déboisement des superficies importantes pour maximiser la productivité. C’est aussi elle qui les pousse à l’utilisation et à la commercialisation du charbon de bois pour la satisfaction de leurs propres besoins en énergie et pour quelques gains pécuniaires. C’est enfin la pauvreté qui est à la base de la non-scolarisation de leurs enfants dans un système éducatif payant, ce qui contribue à une augmentation des agents de déforestation. Qu’ont-ils donc contre ceux qui prennent à cœur la résolution de ces problèmes ?
Plusieurs confrères ont été témoins des réalisations de WWC en RDC, en plus de sa contribution dans le budget de la province et de l’Etat : construction des écoles, intensification agricole, paiement des enseignants, construction et équipement des hôpitaux et centre de santé, fourniture d’eau potable dans les villages, etc. Qu’a donc Green Peace contre cela surtout que ces activités contribuent à la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts ? Il y a donc un agenda caché et les Congolais ne doivent pas permettre la réalisation de cet agenda qui consiste à empêcher systématiquement la vente des crédits carbone de la RDC pour encourager plus tard le Rwanda à le faire à prix d’or.
Les Congolais doivent arrêter d’être naïfs. Green Peace n’a jamais élevé la voix lorsque les forêts de l’Est de la RDC sont saignées à blanc et que les bois sont illégalement exportés vers les pays voisins. Ils n’ont jamais rien dit lorsque le Parc national de Virunga, le plus ancien parc d’Afrique, est en train d’être complètement détruit et sa biodiversité décimée. Il n’a jamais non plus essayé d’imposer une » paix verte » dans nos parcs nationaux de l’Est (Kahuzi Biega, Garamba, Virunga et RFO). Par contre, ils ont récemment attaqué une société pétrolière italienne au motif qu’elle avait acheté des crédits carbones du projet Mai-Ndombe pendant qu’ils n’ont jamais attaqué BP qui produit de quantités énormes des produits pétroliers ! Aussi, avons-nous appris que son supplétif du Web, un certain Arnaud Labrousse (qui peut aussi être un agent de Green Peace) aurait contacté les universités américaines qui avaient récemment signé un contrat de collaboration avec l’Université de Kinshasa pour les dissuader de continuer cette collaboration. Monsieur Monsembula qui est à la manœuvre, est pourtant professeur à l’Université de Kinshasa ! Ceci est une claire illustration du fait que cette ONG est foncièrement opposée au bien-être du peuple congolais.
Nous ne sommes pas opposés à Green Peace mais plutôt à ses actions déstabilisatrices, à ses méthodes d’intimidation et surtout au fait qu’il est le prolongement de la mise en œuvre de la loi du plus fort dans les forêts du Congo. Nous sommes opposés au fait que Green Pease refuse de considérer les organisations de son propre pays telles que British Petroleum et des producteurs de pétrole tel que son propre pays et la Norvège comme étant la racine du problème climatique. Nous sommes également contre l’ironisation du slogan » RDC pays solution » pour les changements climatiques. Green Peace doit également savoir, si besoin l’était encore, que les forêts de la RDC peuvent émettre de quantités importantes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et que maintenir ces forêts dans un état de forêt primaire a un coût, lequel est supporté par les communautés locales. Si c’est pour l’intérêt du monde entier, alors le paiement des services environnementaux est un moyen de compenser ce coût, n’en déplaise à Green Peace. Didier KEBONGO