Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
Election du gouverneur, Kongo Central : les grands électeurs sous forte pression !
C’est dans quelque six jours que les provinces du pays auront des hommes ou des femmes qui vont présider désormais à leur destinée pendant les cinq années à venir. Jamais élection de gouverneur de province n’a connu une telle pression à la veille de l’évènement. Messages d’encouragement à voter utile, appels à sauver la province, mises à garde aux corrupteurs et aux corrompus, menaces même de mort… Groupes sociaux, individus, confessions religieuses… ne tarissent pas d’encouragements à l’endroit des grands électeurs pour qu’ils privilégient l’intérêt supérieur de la province en élisant le gouverneur ou le ticket qui convient. Car, déjà, à la mi-mars, Félix Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme sur les pratiques de corruption dans les élections des gouverneurs de province et les sénatoriales en chargeant la justice de les traquer.
En effet, ces allégations ont fait grand bruit dans l’opinion dans une sorte de clameur publique avant ces élections. Si bien que le chef de l’Etat a demandé à Rose Mutombo, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, d’entrer en contact avec le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, au sujet des allégations de corruption, de monnayage des voix par des députés provinciaux auprès des candidats gouverneurs et sénateurs.
A son tour, l’officier du ministère public a attiré l’attention des procureurs généraux du pays au sujet de ces bruits de corruption. Par conséquent, Firmin Mvonde a interdit le port de téléphone portable et tout autre objet muni d’une caméra lors de ces scrutins.
UN ELU QUI MONNAIE SA VOIX DEVIENT APHONE
Comme pour la majorité des provinces du pays, les députés provinciaux de la province chère à Simon Kimbangu subissent une haute pression. La pression est d’autant plus justifiée que les élus des deux dernières législatures ont traîné une bonne réputation pour leur courage d’avoir monnayé leurs voix lors des élections des gouverneurs. Conséquences, leurs élus les ont accusés d’avoir été très aphones durant les législatures. Du moins, ils étaient très aphones. Il semble que lorsqu’un député arrive à monnayer sa voix, il devient aphone durant les débats !
Le souci de voir un bon gouverneur à la tête de la province du Kongo Central anime la majorité des habitants de cette province. Ainsi, l’un d’entre eux, qui se veut « notable visionnaire » ne lésine pas sur la manière de faire pression sur les élus provinciaux de l’ex-Bas-Congo. Il va jusqu’à promettre de la malchance, voire la mort à tout député provincial qui se fera corrompre pour donner à la province un gouverneur piètre. Il a promis d’avoir au tournant tout élu qui privilégiera l’argent de corruption ou qui acceptera des cadeaux empoisonnés au détriment du peuple.
LE PEUPLE ATTEND DES DEPUTES LE CHOIX DE BONS DIRIGEANTS
Il a souligné que le peuple Kongo qui leur a accordé cette mandature n’attend pas d’eux de l’argent sale pour leur propre bonheur, mais il attend une seule chose, c’est de lui choisir de bons dirigeants qui développeront la province.
Le Réseau des jeunes leaders kongo (RJLK) n’est pas resté indifférent. Aussi a-t-il adressé un mémo aux grands électeurs. Il leur a rappelé que depuis 2006, les élections des gouverneurs de province ne sont que source de sa déstabilisation à la place de son développement. Il a épinglé les nombreuses conséquences que cette situation a entraînées : manque de cohésion provinciale, non-respect des us et coutumes kongo, l’amateurisme…
Par conséquent, les signataires du mémo sollicitent des destinataires de leur document de voter un gouverneur et un président de l’Assemblée provinciale répondant aux critères suivants : esprit panafricain, unificateur et pacificateur, technocrate, manager ayant une connaissance parfaite de la province et respectueux des valeurs spirituelles, culturelles et sociales kongo.
» Très chers députés, le redécollage de notre province est entre vos mains, nos ancêtres et la population vous observent. Vous êtes devant deux chemins : léguer à vos enfants une province où règnent la paix, l’unité et l’harmonie entre les filles et les fils ou une province divisée et malade « , conclut le Réseau des jeunes leaders kongo.
C’est après le 29 avril prochain que l’opinion saura si l’appel des uns et des autres a été entendu par les députés provinciaux.
Pour rappel, en ce qui concerne le président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, c’est le député Papy Mantezolo Diatezua qui a été élu à ce poste le samedi 20 avril 2024. Et le poste de gouverneur est convoité par 14 tickets dont le candidat Dieudonné Bifumanu qui concourt en indépendant. Kléber KUNGU