Dernière minute
Société
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences présumées impliquant des…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
* Des voix se lèvent pour la nomination de Lisanga Bonganga, Gabriel Mokia, Yves Kabaidi et Dorcas Adikoko au sein de l'équipe gouvernementale.
Dans l'opinion, les rumeurs sur le…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Courant des Démocrates Rénovateurs, CDER, avance avec une ligne claire : organiser, structurer et s'unir autour de la vision de son initiateur, Jean-Lucien Busa. Une orientation assumée par ses…
Eberande Kolongele pour une politique nationale de sécurité
La relance du processus de réforme du secteur de la sécurité qui va aboutir à l'élaboration d'une politique nationale de sécurité était au centre de la réunion du Groupe consultatif sur la réforme du secteur de la sécurité (RSS) en République Démocratique du Congo, organisée par le Conseil national de sécurité (CNS), le lundi 16 juin qui coïncide avec la journée internationale de l'enfant africain.
"La commission de suivi de la RSS instituée aura pour ambition de doter la RDC aussi bien d'une politique de sécurité nationale que d'une stratégie de sécurité nationale", a déclaré, au nom de la République, le Conseiller Spécial du Chef de l'État en matière de sécurité, le Professeur Désiré-Casimir Eberande Kolongele.
Selon lui, l'élaboration de la politique de sécurité nationale va mettre à contribution toutes les parties prenantes au processus de la RSS. Il s'agit notamment de la société civile, des institutions publiques, des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec handicap, les institutions d'appui à la démocratie, le Parlement, l'armée, la police ainsi que la justice. Le Spécial du Chef de l'État en matière de sécurité a reconnu que la RSS relève de la responsabilité principal de l'État congolais.
RSS, une priorité de fatshi
Aux dires du conseiller spécial du Chef de l'État en matière de sécurité, la RSS constitue une priorité pour le Président Tshisekedi. C'est pourquoi, a-t-il expliqué, "un accent particulier a été consacré sur cet aspect aussi bien dans son discours d'investiture en janvier 2024 que dans son programme d'action du gouvernement, dont le deuxième pilier vise le renforcement de la coordination du système de défense et de sécurité".
Kolongele a fait état de la mise en place de la Commission de suivi de la RSS qui comprend quatre organes, à savoir : le comité de coordination, le groupe consultatif, le groupe technique de travail et le secrétariat technique. Il a rassuré tous les partenaires de la RDC qu'ils sont tous membres du Groupe consultatif. "Votre rôle est précieux pour le bon fonctionnement de la commission grâce à vos conseils, suggestions et vos appuis technique, financier et logistique", a-t-il indiqué.
Pour Eberande Kolongele, le choix de la réunion de mobilisation coïncide avec la journée internationale de l'enfant africain. C'est un signal fort de l'attention que devrait manifester la communauté internationale à accompagner les efforts de progrès de l'enfant. Ainsi, est-il convaincu que chaque partenaire sera en mesure de délimiter sa part de soutien, d'indiquer les lignes particulière qu'il compte appuyer afin que la réforme du SS soit de plus en plus une réalité vivante et efficace en RDC.
Faire asseoir les bases solides d'une réforme pérenne
Cheffe de la Monusco, Mme Bintou Keita a souligné la nécessité d'asseoir dès à présent les bases solides d'une réforme pérenne. Selon elle, l'élaboration d'une politique de sécurité nationale qui définirait la vision nationale et les objectifs en matière de sécurité, ainsi que la définition d'une stratégie de réforme de la sécurité, constitueront un cadre structurant pour la mise en œuvre d'un plan d'action dès que les conditions le permettront.
Cette politique de sécurité nationale servirait également d'instrument principal pour mieux harmoniser les ressources et coordonner l'appui à la réforme du secteur de la sécurité, permettant ainsi aux partenaires d'aligner leurs interventions sur les priorités nationales, a fait remarquer la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en RDC.
En effet, la réforme du secteur de la sécurité répond à une vision à long terme, visant à professionnaliser les forces, renforcer les institutions et améliorer la gouvernance démocratique, a soutenu Bintou Keita. "Il faut, par conséquent, s'assurer que les décisions à prendre à court terme ne portent pas préjudice à la vision et aux objectifs à long terme", a-t-elle martelé.
"Les Nations Unies réaffirment leur engagement à accompagner ces efforts, conformément à la résolution du Conseil de Sécurité 2773 (2025). Notre soutien à la réforme du secteur de la sécurité et au DDR restera ferme, dans l'objectif de garantir une paix durable et protéger les populations civiles qui ont trop longtemps souffert", a renchéri la cheffe de la Monusco.
D'après ses dires, la RSS en RDC a besoin de l'expertise et de l'assistance des donateurs et institutions internationales pour accompagner le processus de manière cohérente et synergique. Déjà, a-t-elle fait remarquer, plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux présents à la réunion appuient d'une manière ou d'une autre la RDC à relever le défi de la sécurité.
"Notre présence à tous ici symbolise cet engagement. Nous espérons que cette réunion marque le début d'un dialogue structuré et continu, afin d'accompagner la RDC dans cette transition cruciale. Ensemble, nous avons une belle opportunité pour bâtir un avenir plus sûr et stable pour la RDC", a conclu Bintou Keita.
Mathy MUSAU