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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
A Dos Santos, la patrie reconnaissante
Comment ne pas garder une pensée-pieuse- pour José Eduardo Dos Santos? Comment ne pas pleurer à chaudes larmes l’ancien Président angolais? Le chef de l’Etat rdcongolais a mille fois rasions de décréter le deuil national le jour des obsèques de ce grand dirigeant africain. Son prédécesseur Joseph Kabila a eu l’attitude juste en rendant hommage à l’illustre disparu.
Vu de RDC, le décès du Président Dos Santos appelle bien plus que de la compassion traditionnelle assortie de condoléances d’usage. Survenue -ô ironie du calendrier-en plein énième agression …rwandaise, la mort du prédécesseur de Joao Lourenco rappelle l’intervention décisive de l’Armée angolaise, voici 24 ans, pour stopper la progression des troupes rwandaises vers Kinshasa.
Comme pour donner raison à l’histoirien grec Thucydide qui affirmait que l’histoire est un perpétuel recommencement, à l’époque le corps expéditionnaire de Paul Kagamé-le même- avait dans ses chars ou dans ses soutes des » Congolais de service » battant pavillon RCD. Ce n’est pas tout. Le pouvoir rwandais alignait des mensonges cousus de fil blanc sur sa non-implication dans un » conflit congolo-congolais « .
Autre remake n’ayant pas pris la moindre ride, le mot » agression » était tout aussi tabou dans la bouche des plénipotentiaires de ceux qui font office de » communauté internationale « . Pire, les » grands » de ce monde étaient davantage préoccupés par des exactions réelles ou supposées contre la minorité tutsi que contre la violation du droit international sur fond de massacres de paisibles Congolais -Mwenga, Kasika, Makobola…-par les troupes rwandaises. Comme quoi, rétroactivement même l’UDPS, à l’époque à la pointe des oppositions congolaises, se rend aujourd’hui à l’évidence que le complot contre la RDC n’est pas une vue de l’esprit.
A la cime de l’Etat congolais, le parti tshisekediste apprend à ses dépens que la guerre dans l’Est du pays n’est pas due à un quelconque déficit de démocratie. Une leçon, en somme, à tous ceux qui font une lecture politicienne et donc circonstancielle et superficielle, partielle et partiale d’un conflit aux racines et aux tentacules géopolitiques.
Retour au héros du jour. Tordant le cou à ce » déterminisme géostratégique« , le Président Dos Santos a eu le courage d’envoyer son armée défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du Congo-Kinshasa. Un appui synonyme de grand tournant dans la guerre d’agression version 1998.
S’il est des dirigeants africains qui mériteraient bien d’être admis dans le Panthéon rd congolais, Eduardo Dos Santos y aurait toute sa place. José NAWEJ