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Des remorques asphyxient la circulation à Kinshasa
A Kinshasa, les embouteillages ont refait surface dans les principales artères de la ville. La situation s'est exacentée depuis qe le Gouvernement a donné le feu vert aux véhicules de grand tonnage de pouvoir circuler sans retsriction horaire.
Aux premières heures de la matinée, alors que la ville s'ébroue à peine, de longues files de véhicules s'étirent déjà sur les principaux axes. La Route Poids Lourds à Limete, le Boulevard Lumumba, la Route By-Pass et d'autres artères stratégiques sont les scènes quotidiennes de bouchons à perte de vue. En cause, les remorques, ces mastodontes de la route qui, jadis confinées aux heures creuses de la nuit, circulent désormais sans contrainte sous le soleil lourd de Kinshasa.
Ce phénomène, s'il semble banal aux yeux des décideurs, cause du sérieux désagrément aux usagers. Derrière chaque remorque coincée dans la circulation, se profile un cortège de taxis, de bus et de véhicules des particuliers pris en otage dans une ville où la fluidité routière relève déjà du défi.
DES RETARDS EN CASCADE
"C'est devenu invivable. Il est 15h, on est déjà pris dans des embouteillages monstres sur la Route Poids Lourd. Ces remorques prennent toute la chaussée et aggravent les bouchons", se plaint Pascal, chauffeur de taxi sur l'axe Limete-Kingabwa.
Au-delà des désagréments pour les automobilistes et les piétons, cette situation engendre des retards de la part des employés, une hausse du stress urbain et un impact économique non négligeable. Le transport des marchandises, censé se faire aux heures de faible affluence, ralentit paradoxalement la mobilité des biens et des personnes en pleine journée.
"Nous passons des heures bloqués dans des files interminables alors qu'une réglementation existe pour limiter la circulation de ces poids lourds pendant la journée. Il est temps que les autorités revoient cette mesure", estime un usager.
Appel au gouvernement provincial
Face à ce constat alarmant, plusieurs voix s'élèvent pour appeler le gouvernement provincial à remettre de l'ordre dans la gestion de la circulation de gros porteurs. La remise en vigueur des horaires nocturnes pour ces véhicules ou la création de corridors spécifiques apparaît comme une solution urgente pour désengorger les artères de Kinshasa et rendre à la ville un semblant de fluidité.
En attendant une éventuelle décision des autorités, les Kinois continuent de composer avec cette cohabitation difficile entre les véhicules légers et les mastodontes de la route, au prix de leur temps, de leur sérénité et de leur santé.
Jérémie ASOKO