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Depuis le début de la campagne électorale, RDC : l’administration à l’arrêts
Depuis que la plupart des membres du gouvernement ont quitté leurs cabinets pour aller battre campagne, l’administration publique se trouve pratiquement à l’arrêt. Les agents et cadres se rendent au service quand bon leur semble. Il en est de même des membres de cabinets politiques. La conséquence de cette situation est la léthargie constatée actuellement dans la marche du pays.
Il sied de féliciter un ministre qui est sorti du lot pour sanctionner ses collaborateurs qui ont brillé par leur absence au bureau, quand lui-même s’y est présenté. Il s’agit de François Rubota, ministre d’Etat en charge du Développement rural. Les collaborateurs qu’il n’a pas trouvés en poste à son arrivée ont été suspendus de leurs fonctions.
C’est un bel exemple à suivre par les autres membres du gouvernement. Car, il n’est pas juste que des gens qui sont payés gracieusement par le trésor public se complaisent à faire l’école buissonnière, alors que des dossiers importants du pays moisissent dans leurs tiroirs.
Cette situation que nous déplorons ne serait pas advenue si les dispositions de la Loi électorale avaient été scrupuleusement respectées. « À ce propos, dès lors qu’un mandataire public postule à un mandat électif, il doit déposer sa démission. Malheureusement, tel n’a pas été le cas pour nos mandataires publics qui ont refusé de s’incliner face à cette disposition de la loi électorale », tempête un analyste.
Que faut-il faire à l’avenir pour éviter pareille situation préjudiciable au bon fonctionnement du pays ? En principe, il aurait été facile de confier l’intérim des ministères, dont les titulaires ont postulé à divers niveaux, à ceux qui ne l’ont pas fait. Ainsi, il y aurait eu continuité des affaires de l’Etat.
Ou alors, il aurait fallu responsabiliser les Secrétaires généraux des administrations pour gérer au quotidien la res publica. C’est l’adage selon lequel dura lex sed lex, c’est-à-dire la loi est dure mais c’est la loi qui devrait être d’application. Malheureusement, en RDC, la complaisance tue la rigueur. Tout se joue sur l’autel des intérêts des politiciens suivant le proverbe qui dit que les loups ne se mangent pas entre eux.
Dans ce jeu où les politiciens ne tirent que la couverture de leurs côtés, c’est la population au nom de laquelle ils prétendent parler qui paie le plus lourd tribut. Pour preuve, depuis quelque bon temps, les habitants de la ville province de Kinshasa ne cessent de se poser la question de savoir s’il existe des autorités à la tête de leur entité politico-administrative au regard du désordre caractérisé qu’ils observent.
Face à cette « mort » de l’Etat, d’aucuns s’interrogent jusqu’à quand perdurera cette situation si l’on analyse les prochaines étapes laborieuses du calendrier politique du pays. Il y a d’abord la proclamation des résultats des législatives nationales et provinciales qui tarde à venir, à cause du désordre du 20 décembre 2023.
Cette proclamation sera sans aucun doute suivie de nombreuses contestations dont l’examen prendra beaucoup de temps.
À la fin de cette procédure judiciaire inévitable, ça sera l’étape de l’identification de la majorité parlementaire. Viendront ensuite les tractations pour la nomination du Premier ministre. Ici aussi la tâche du Président de la République ne sera pas aisée. Enfin, connaissant la boulimie des politiciens congolais, la composition du gouvernement prendra tout le temps que cela prendra. Nous serons en ce moment-là vers mi-mars début avril. Entre-temps, comment sera géré le pays ? Souhaitons que ce scénario catastrophe n’arrive pas. Muke MUKE