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« Cour commune » du slameur Yves Ponzo remporte le 1er prix du Festival vocal
La première édition du Festival vocal vient de tirer ses rideaux. Le public, qui a assisté à la cérémonie de clôture le week-end dernier à Kinshasa a été fier de savourer des talents qui se sont confrontés lors du concours des jeunes habilités à raconter de belles histoires. Trois meilleures histoires de cette édition ont ainsi été primées sur une cinquantaine des candidats qui ont pris part à la première édition du Festival vocal.
« La Cour commune« , l’œuvre du slameur Yves Ponzo, a remporté le premier meilleur prix du concours. « La femme du coin », de Muntu la Zemeusla le deuxième prix, et « Simone Sumbu« , de Paiam Kitoko a arraché le troisième prix. Un prix spécial a été remis à John B, le député d’Afrique, pour son histoire « Le petit orphelin de la rue ».
Le premier a reçu une enveloppe de 150$, des livres de 50$ et un certificat. La deuxième lauréate a bénéficié d’une somme de 100$, des livres d’une valeur de 50$ et d’un certificat. Le troisième gagnant a, quant à lui, perçu 50$, des livres de 40$ et un certificat.
Le gagnant du prix spécial a obtenu 50$, des livres de 30$ et un certificat. Il a, en plus de cela, été choisi pour réaliser un enregistrement au studio Qiblah du tout nouveau Centre culturel « Mokili na poche » où s’est déroulée la cérémonie.
D’après les organisateurs, ce concours d’art oratoire, s’est fait sur une note vocale envoyée sur whatsapp. Le participant devrait raconter une histoire en prose ou en vers, en seulement deux minutes pour être validé. Et c’est depuis le mois de juin que les intéressés ont postulé. Mais seuls 30 ont été retenus pour cette première édition.
LE Festival vocal, coup de pouce
Primé pour son œuvre, qui peint la société kinoise remplie de cours communes, Yves Ponzo s’est appesantie sur une poésie orale.
« Le festival ne reposait pas sur le Slam, mais davantage sur l’art oratoire. Nous nous sommes démarqués à travers nos textes. Si on mettait trop d’importance sur le Slam, nous arriverions à faire ce que les gens n’entendent pas« , dit-il.
« J’ai aimé ce festival, parce qu’il a mis en lumière notre art et notre compétence », a renchéri Yves Ponzo, surnommé « Mani Ponzo« .
Qui est Yves Ponzo ?
Yves Ponzo est un citoyen congolais, né à Kinshasa le 28 août 1990. Il a fait ses études primaires et secondaires à Kinshasa, et une partie de ses études universitaires en médecine à Kisantu, dans le Kongo central. Très jeune, il embrasse sa carrière en écriture à l’âge de 11 ans et en musique précisément dans le rap à 13 ans. Il s’est lancé à fond dans l’écriture à 13 ans après qu’une de ses tantes lui donne un cadeau d’un livre « Kashama et Kabundi« .
C’est donc ce livre qui le motivera à écrire et à beaucoup lire. C’est en 2011 qu’il va s’intéresser au Slam et en 2015, il pouvait déjà faire des scènes. Après l’enregistrement de ses morceaux, il a été sollicité pour travailler avec un groupe de slam venu de France pour un contrat.
Slameur de Kinshasa, Yves Ponzo est promoteur du collectif » la plume aux lèvres ». Collectif installé dans la commune de N’sele, dans la partie Est de Kinshasa. Tricya MUSANSI