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CENI: Katumbi demande à Fatshi le rejet de l’équipe Kadima
*Par ailleurs, le leader de « Ensemble » exhorte le Commandant en chef de l’USN à imposer le respect des textes à ses lieutenants.
La liste de nouveaux membres du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinée le samedi 16 octobre par l’Assemblée nationale, n’est pas du goût de Moïse Katumbi.
Dans une correspondance du 18 octobre adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, le chairman du parti « Ensemble » ne demande pas mieux que le rejet pur et simple de ladite liste. « Cautionner les irrégularités qui ont émaillé le processus d’entérinement des membres de la Céni conduira inévitablement le pays vers un nouveau cycle de désordres », argumente Moïse Katumbi dans cette lettre qui a circulé sur les réseaux sociaux.
«Hier, écrit-il, vous avez rejeté une première fois et à juste titre une première liste non consensuelle. Nul ne peut envisager un seul instant qu’aujourd’hui, vous puissiez avaliser le travail partisan d’une commission paritaire contestée au risque de jeter sur la Céni un tel voile de suspicion qu’il lui sera impossible d’accomplir sa mission d’organiser, en toute indépendance, neutralité et impartialité des scrutins libres, démocratiques, transparents et inclusifs».
D’ores et déjà, Moïse Katumbi place Félix Tshisekedi devant ses responsabilités: «Là où l’Assemblée nationale a échoué, il vous revient de forger cet indispensable consensus, seule voie à même de garantir un cycle électoral apaisé. Nous vous demandons également d’imposer aux responsables de l’Union sacrée le respect des textes, afin de ne pas y laisser prospérer les antivaleurs, notamment la corruption, le débauchage, l’achat des consciences, contre lesquelles vous avez engagé une lutte sans merci».
Toujours dans sa lettre, le leader d’Ensemble pour la République rappelle au Chef de l’Etat de respecter tous les engagements pris depuis le 23 octobre 2020 lors des consultations qu’il avait initiées en vue d’une nouvelle majorité au Parlement.
Aussi, Moïse Katumbi rappelle-t-il, par ailleurs, les motivations profondes qui ont poussé l’Opposition républicaine, qu’il incarne, à accéder à l’appel de Félix Tshisekedi et à accepter ainsi de faire partie de l’Union sacrée.
A quelques mois des prochaines échéances électorales, Moïse Katumbi Chapwe déplore que les mêmes mauvaises méthodes décriées et dénoncées hier, reprennent droit de cité. Il s’agit, notamment, de l’imposition à la tête de la Céni d’un homme politique controversé par une bonne frange de l’opinion. Ci-dessous, ladite correspondance. Kléber KUNGU
