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Bombardements de Mugunga : les dépouilles des victimes reçoivent une sépulture digne à Kibati
Les habitants de la région de Goma, dans la province du Nord-Kivu, ont rendu un dernier hommage aux 35 victimes des bombardements tragiques de Mugunga. Une cérémonie d’inhumation émouvante s’est déroulée ce mercredi 15 mai à Kibati, dans le territoire de Nyiragongo.
La journée a débuté par une cérémonie de derniers hommages au stade de l’Unité à Goma, où des délégations du gouvernement, du Parlement et des centaines de familles endeuillées étaient présentes. L’atmosphère était lourde de tristesse et d’émotion, alors que les proches des victimes se rassemblaient pour rendre un dernier hommage à leurs êtres chers.
Vers 15 heures, le convoi mortuaire transportant les corps des victimes, y compris les restes non identifiés, est arrivé sur l’esplanade du stade de l’Unité. Une fois descendus des véhicules, les cercueils ont été placés sous des tentes brodées aux couleurs nationales, ajoutant une solennité supplémentaire à l’occasion.
Les visages graves et les larmes témoignaient de la douleur et de l’inconsolabilité des proches des victimes, confrontés à une séparation brutale et déchirante.

Le gouvernement dénonce les atrocités commises par le Rwanda et promet de poursuivre les coupables
Le ministre de la Solidarité nationale et Actions humanitaires de la RDC, Modeste Mutinga, a vivement dénoncé les atrocités commises début mai contre des déplacés internes dans la province du Nord-Kivu. Lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes à Goma, M. Mutinga a pointé du doigt la responsabilité du Rwanda et de son président Paul Kagame dans ces actes.
Selon le ministre, les bombardements qui ont visé un camp de déplacés à Goma, faisant 36 morts dont une petite fille dont l’image a fait le tour du monde, sont l’œuvre des rebelles du M23 soutenus militairement par le Rwanda. « Ce tableau bouleversant prouve la cruauté et la culpabilité du Rwanda« , a déclaré M. Mutinga.
Il a également condamné le « niveau de cruauté » des actes commis et assuré que de tels actes « criminels perpétrés par Paul Kagame ne resteront pas impunis« . Le ministre a exprimé la détermination du président Félix Tshisekedi à ramener la paix dans cette région trouble du Nord-Kivu.
Lors de son allocution, M. Mutinga a, par ailleurs, lancé un appel à la « solidarité nationale » face à l’ « agression rwandaise« . Il a assuré le soutien indéfectible du gouvernement congolais aux populations déplacées de la région, victimes selon lui de la « barbarie » rwandaise.
Ces propos très durs à l’encontre du Rwanda illustrent les tensions persistantes entre les deux pays voisins, en dépit des efforts de détente diplomatique des derniers mois. La RDC accuse régulièrement le Rwanda de soutenir des rebelles présents dans l’est du pays.
Dans son allocution, le représentant des victimes a appelé le chef de l’État à s’impliquer pour mettre fin à la barbarie qu’il attribue au Rwanda. Les appels à la justice et à la condamnation des crimes commis en République démocratique du Congo (RDC) se sont multipliés, soutenus par le ministre des droits humains Fabrice Puela, qui a promis que ces crimes ne resteront pas impunis.
Les déplacés réclament la présence du président Tshisekedi à Goma jusqu’au retour de la paix

Lors de la cérémonie d’hommage aux victimes des bombardements de Goma début mai, le représentant des familles déplacées a exprimé le désarroi de sa communauté face à l’insécurité persistante dans la région.
Il a directement interpellé le président Félix Tshisekedi, lui demandant de tenir sa promesse de venir séjourner dans la ville de Goma, devenue un refuge pour des milliers de personnes déplacées fuyant les violences dans le Nord-Kivu.
« Depuis le début des combats dans nos villages de Bunagana, Rutshuru, Kiwanja et Sake, nous nous sommes tous réfugiés à Goma« , a-t-il déclaré. « Si l’ennemi progresse jusqu’ici, nous n’aurons plus nulle part où aller« , a-t-il ajouté, évoquant même l’hypothèse de devoir se réfugier au Rwanda.
Face à cette situation dramatique, il a demandé au chef de l’État congolais de « placer momentanément la capitale du pays à Goma » jusqu’au rétablissement définitif de la paix dans la région.
Après le dépôt des gerbes de fleurs devant les cercueils, le convoi mortuaire s’est dirigé vers le groupement de Kibati, dans le territoire de Nyiragongo. C’est là que les corps des victimes ont été inhumés dans un mémorial baptisé Genocost par les autorités congolaises. Ce lieu de repos éternel symbolique servira également de rappel poignant des atrocités subies par les victimes et de la nécessité de poursuivre les efforts pour la justice et la paix.
Christian-Timothée MAMPUYA