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Boma: Le panier de la ménagère à faible revenu ne se remplit plus
Manger bien voire frais devient de la mer à boire pour beaucoup de ménages à faible revenu habitant la ville de Boma, dans la province du Kongo Central.
Au marché Fisher (pêcheurs) par exemple, il y a une panoplie de produits bio à consommer sans modération, pour une alimentation équilibrée. C’est notamment les viandes fraiches et/ou boucanées en provenance de la forêt Mayombe, et les fruits de mer sont vendus soit à l’état frais, soit à l’état fumé. Ceux qui n’aiment pas de la viande, peuvent se contenter des poissons tels que Mbongo, Mboto, Mosombo, Nzombo, Mbenga, Mpoka, Nkamba, Nzianda, etc. Pour les fruits de mer, il y les crevettes, la tortue.
Quant aux viandes fraiches ou/et fumées, il y a notamment le sanglier, l’antilope, le chimbric, le singe, le porc-épic, etc. Qu’il s’agisse du poisson, de la viande ou des fruits de mer, l’acheteur a l’ambarras de choix, mais surtout le défi des moyens financiers de s’en procurer. Il faut disposer de ces moyens pour arriver à consommer ces produits bio.
Dans ce marché, plus de deux kilos de viande fraiche comme fumées en provenance de Mayombo se négocient à partir de vingt dollars américains, soit quarante mille francs congolais. Pour avoir toute une jeune antilope, il faut débourser entre trente à quarante dollars américains, soit entre soixante à quatre-vingt mille Fc. Un kilo de tout poisson fumé et/ou frais, tels que Nzombo coûte dix dollars américains, soit vingt mille francs congolais.
Certaines femmes ménagères des familles consommatrices de produits non vivres ont signalé que les viandes et les poissons frais sont malheureusement vendus actuellement plus cher qu’il y a quelques années.
Dans le cas d’espèces, a dit une femme ménagère qui a requis l’anonymat, « une antilope qui se négociait entre trois à cinq dollars américains quand il s’agit de la vente indirecte entre le chasseur et l’acheteur huit à dix dollars américains, dans la vente dite directe entre le revendeur et le consommateur final.
Manger des produits de la forêt ou de la mer devient du luxe voire de la mer à boire pour les familles à revenu faible, aussi bien pour ceux qui habitent les milieux urbains, ruraux que les populations vivant en province. Pour sa part Mariam Mbenza, vendeuse de non vivres à Fisher, a justifié « la hausse de prix de produits de la mer et surtout ceux qui proviennent de la forêt Mayombe au vu de la compagne menée par de politiques nationaux et internationaux interdisant la chasse des animaux dans les forêts depuis quelques années« . Abondance MASAKA/Stagiaire