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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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« Biivi » !
Inutile de se triturer les méninges après les fêtes. Pas la peine non plus de consulter la version 2022 de Le Robert. Le terme « Biivi » n’est pas français. Il signifie tout simplement « voleur » en tshiluba facile. Tel un refrain repris en chœur par des foules, ce mot s’est invité à nombre de meetings du chef de l’Etat dans l’espace Kasaï. Par ce « J’accuse » à très vaste échelle, les populations du centre du pays épinglaient publiquement des conseillers et autres proches du Président. Coupables à leurs yeux de détourner des ressources allouées à la construction ou réhabilitation d’infrastructures de base. Or sans « Tshilejelu« , version Fatshienne de « cinq chantiers » ; le Kasaï ne vaut pas un penny.
Alors, vox populi, vox dei ? On est bien tenté de répondre, en l’occurrence, par l’affirmative quand on sait que les populations sont comme livrées à elles-mêmes. La démocratie représentative -avec ses instances de contrôle – peinant à s’asseoir parce qu’au mieux désincarnée au pire émasculée. La Justice étant -encore- en proie à des pesanteurs politiques. Voire politiciennes. Les corps intermédiaires ne roulant -à quelques exceptions près- que pour leurs nombrils ou leurs tubes digestifs.
Au seuil de la nouvelle année, une seule question taraude les esprits : quelle suite le Président va donner à cette clameur publique ? Mieux à ce jugement « populaire » qui vient du socle sociologique de sa propre base ?
Dans un pays sevré de sondages et de référendums, Félix-Antoine Tshisekedi a de quoi se faire une religion sur l’image de ses collaborateurs au sein de l’opinion. Va-t-il prendre la résolution de nettoyer enfin les écuries d’Augias ? D’autant qu’en plus des malversations financières décriées, de plus en plus de conseillers du Président tirent à hue et à dia. D’autres n’hésitent même pas à faire étalage en public de leur maîtrise d’arts martiaux ou du noble art. Cela fait beaucoup. Cela fait surtout désordre.
A la réflexion, le chef de l’Etat a tout intérêt à balayer dans sa cour avant que celle-ci ne ressemble à la cour du roi Pétaud. 2023 avec son inévitable reddition des comptes approche à grand pas. Le Président sera le seul à répondre des indélicatesses de ses proches dont les « biivi« . José NAWEJ